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Toute l’actualité de la Fondation Ekibio. Ensemble des Newsletters publiées.

Un yaourt en circuit court… qui voit grand

 

Comme le montre l’expérience des Villes en Transition et les enseignements qu’en a tiré Rob Hopkins – initiateur de ce mouvement – relocaliser notre alimentation permet de préserver les ressources économiques locales et les emplois créés sur le territoire et de reconstruire le lien social. Les 50 producteurs laitiers indépendants d’Alsace et de Lorraine qui ont créé leur propre marque de yaourts « A Güeter ! » l’ont bien compris. Face à la crise laitière qui ne leur permet pas un revenu décent ils ont décidé de prendre en main leur destin. Ils maîtrisent l’ensemble de la chaîne depuis la production et la transformation jusqu’à la fixation du prix et le choix du réseau de distribution.

Ce circuit leur permet de gagner 50 centimes sur chaque litre de lait vendu au lieu de 30 centimes. Leur démarche n’est pas inédite mais son originalité est de se dérouler à grande échelle et d’utiliser les canaux de distribution des supermarchés et hypermarchés du Grand Est. Certains diront qu’une vente via des commerces indépendants serait plus cohérente. Cela dit, afin de préserver l’un des grands avantages des circuits courts (rencontrer les consommateurs) ils assurent deux jours par semaine d’animations dans les points de distribution. Les filières courtes agissent comme un fertilisant naturel sur l’économie locale. Gageons que ce même raisonnement pousse « A Güeter ! » se convertir à l’agriculture biologique.

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Les 48 heures de l’agriculture urbaine

 

Qu’est-ce que l’agriculture urbaine ? A quoi ressembleraient nos villes si nous nous mettions à inviter partout des potagers et des vergers ? S’agit-il vraiment de produire en grande quantité ou plutôt de concrétiser l’élan des citadins vers l’écologie, vers la nature et vers plus de résilience ? Autant de questions qui suscitent un enthousiasme tel qu’un événement national est en gestation : les 48 heures de l’agriculture urbaine. Notre partenaire Cultivons Nos Toits (CNT) en est l’un des acteurs. Il se déroulera du 20 au 22 avril et rassemblera 100 000 jardiniers dans plus de 20 grandes villes. L’ambition des organisateurs est de préfigurer une ville mieux habitée par l’agriculture et plus agréable, mais aussi de déclencher des initiatives pour jardiner en ville.

Tous les acteurs locaux de l’agriculture urbaine (jardiniers, associations, institutions etc…) auront l’occasion de valoriser leurs activités. Outre CNT d’autres acteurs,locaux sont présents dont la  Casemate et Terre Vivante (autre partenaire de la fondation) ainsi que la mairie de Grenoble. Les derniers échanges ont permis de donner un canevas de ces 48 heures : le festival ouvrira sur une conférence, puis continuera le lendemain avec une balade à vélo pour aller visiter des lieux typiques d’agriculture urbaine (jardins partagés, entre autres) en s’appuyant sur une cartographie déjà existante, tout en visitant des lieux « privés » ou sur l’espace public où il est possible de glaner de quoi faire une salade collective. Sur les lieux visités se dérouleront également des ateliers le matin. Le festival se déplacera ensuite sur un parc central de Grenoble, pour y proposer des ateliers, un forum des jardiniers, un marché des producteurs locaux, des spectacles/animations. Il se déplacera ensuite vers une salle de concert pour écouter des groupes locaux, et voir des spectacles.  Le lendemain, dimanche, la ville ira à la campagne pour faire une plantation collective de pomme de terre et terminer par une dégustation de frites hors du commun. La gourmandise comme moteur, encore et toujours !

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Réduire nos déchets alimentaires.

 

Regardez attentivement ces photos et vous remarquerez que nombre de nos déchets découlent de nos pratiques culinaires : consommer des produits bruts et en vrac alimente le compost tandis que les produits suremballés remplissent la poubelle. Pour nous alerter sur leur contenu le photographe californien Gregg Segal a photographié des personnes de tous âges et de milieux variés entourés de leurs propres déchets de la semaine. Ce travail rend visible ce qui ne l’est pas : la planète est un espace limité où tôt ou tard nous subissons les conséquences de nos comportements.

A voir : https://www.greggsegal.com/P-Projects/7-Days-of-Garbage/1/thumbs

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Brèves de Décembre 2017

Cantines : plus végétariennes pour plus de bio.

Tel est le raisonnement de Greenpeace. L’ONG a en effet réagi à l’annonce de Nicolas Hulot demandant un repas végétarien par semaine dans les cantines en demandant d’aller plus loin : deux repas végétariens par semaine à l’horizon 2010. La pétition qu’ils ont adressé à Emmanuel Macron s’appuie sur le lien de cette problématique avec le bio : «  si la part de viande dans les menus diminue, un budget supplémentaire pourra être alloué à l’achat de produits issus de l’agriculture biologique, expliquent les militants de Greenpeace. Cela permet également de soutenir les filières locales de qualité, et notamment les agriculteurs et les éleveurs qui ont fait le choix de pratiques écologiques » ajoutent-ils.

La pétition est disponible ici 

 

Action anti-gaspi à Rungis.

Connaissez-vous l’association Les potagers de Marianne ? Cette initiative permet à des organisations telles que les Resto du cœur ou la Banque alimentaire de récupérer des fruits et légumes frais invendus. Ils font un tri sur place ce qui représente un travail souvent minutieux et peu rentable. En un an, les 27 trieurs ont évité que 500 tonnes de fruits et légumes ne soient détruits. Une action discrète et efficace que le site Alimentation Générale a raconté dans ses colonnes ici.

 

« Les pressions actuelles sur les sols sont énormes et devraient continuer à s’intensifier »

Tel est le constat du dernier rapport émis par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Difficile de ne pas être accablé par son contenu qui néanmoins se base sur des faits réels, quantifiables et vérifiables. Une proportion importante d’écosystèmes se dégrade, la perte de biodiversité et le changement climatique compromettent davantage la santé et la productivité des terres et enfin plus de 1,3 milliard de personnes sont piégées sur des terres agricoles dégradées. Tâchons de transformer ces mauvaises nouvelles en énergie pour agir.

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Université des Colibris : changer de modèle, ça s’apprend

Commencer par soi : tel est l’un des principes du mouvement Colibris. Cette philosophie, nourrie par le message de Pierre Rabhi – qui est souvent venu à notre festival la Bio dans les Etoiles – a toujours inspiré la Fondation Ekibio. Attendre que le changement vienne du haut et notamment des responsables politiques n’est pas suffisant et toutes les initiatives citoyennes qui permettent au changement de s’inscrire dès maintenant dans nos quotidiens représentent un levier décisif pour parvenir à la grande mutation écologique que nous attendons. Il ne s’agit pas d’un mantra à se répéter de temps en temps pour se remonter le moral, mais d’un projet solide et ambitieux, comme le montre le film Demain.

            Aussi, ceux qui souhaitent « faire leur part » en profondeur et changer les choses grâce à leurs actions quotidiennes ont-ils besoin de méthodes déjà expérimentées et qui ont prouvé leur efficacité. Le mouvement Colibris, véritable caisse de résonnance de toutes les actions citoyennes, a eu l’idée géniale de créer une université populaire destinée à transmettre ces savoirs à ceux qui en ont besoin. Pour un accès facile aux cours et formations, l’association a créé une série de MOOCs (Massive Open Online Course » que l’on peut traduire par « cours en ligne ouvert et massif ») et de parcours vidéo qui rencontrent aujourd’hui un grand succès. Des experts de la transition, transmettent leurs savoirs dans de nombreux domaines : éducation, agriculture, habitat participatif…

            Le tout dernier « parcours vidéo » proposé par l’Université des Colibris concerne l’agroécologie. Cette alternative au modèle dominant est bien plus qu’une simple pratique agricole. Après une introduction qui permet de profiter pleinement de la formation et comprendre ses enjeux, le module passe par différentes étapes : le sol, la biodiversité, l’eau, l’animal, des exemples agroécologiques sur petites surfaces et enfin l’aspect économique avec cette question : peut-on vivre de la démarche agroécologique ? Vous pouvez découvrir ce parcours ici. C’est gratuit et ouvert à tous, cela prend deux à quatre heures et c’est à la fois captivant, didactique et rigoureux. Profitez en, inscrivez-vous !

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