Planter, sensibiliser, partager.

Planter

Les forêts jouent un rôle essentiel pour la régulation du climat, la régénération de l’air que nous respirons et la préservation de la biodiversité. Le massif forestier de Lens Lestang – village proche du siège d’Ekibio et de sa Fondation – ne fait pas exception. Mais de nombreuses intempéries ont durement touché ce milieu. Aussi la commune de Lens Lestang, avec le concours de l’ONF, va procéder aux premiers travaux de régénération et reboisement forestiers sur 2,8 hectares. La finalité du boisement est aussi d’adapter la forêt au changement climatique, en y replantant des essences reconnues pour leur résistance. Deux mécènes contribuent à l’opération : la fondation d’entreprise Ekibio accompagnée par Kinomé, et l’association lyonnaise Institut Lumière. Pour la réalisation de cette action la Fondation a choisi d’impliquer 40 enfants de l’école de Lens Lestang. 500 arbres seront plantés par leurs petites mains, chaque enfant plantera en moyenne 10 arbres. Et pour chaque arbre planté en France, deux arbres seront parrainés par la Fondation Ekibio pour protéger la forêt sèche du Nord Pérou. A l’occasion de cette plantation, les enfants de Lens Lestang seront également sensibilisés à l’intérêt de protéger les forêts d’ici et de là bas, et un kit pédagogique sera mis à disposition de leurs enseignants pour qu’ils puissent approfondir en classe les acquis et découvertes de la journée.

30 recettes pour pécho

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« Toi qui, une fois a essayé de mettre toutes les épices de ton placard dans ton plat de pâtes pour faire comme dans Top chef, et qui a obtenu des pâtes avec le même goût que d’habitude,
Toi qui a tenté une fois de séduire une meuf/un mec avec des pâtes au gruyère et un brownie industriel mais bizarrement ça l’a pas fait » etc… c’est ainsi que l’association Générations Cobayes « pitche » son e-book gratuit intitulé « 30 recettes pour pécho ». Voilà une association qui sait s’adresser aux jeunes  sans fausse note ni caricature. Et pour cause : elle est composée et animée de nombreux étudiants et jeunes adultes qui pensent que l’écologie ne doit pas être réservée à une catégorie de citoyens « qui ont les moyens » mais se démocratiser. Un vrai défi pour qui connaît les conditions de vie de jeunes qui disposent d’un budget réduit, d’une cuisine exigüe elle aussi, mais ont pleinement conscience du monde dans lequel ils prennent pied et de ce qui se joue dans le contenu de nos paniers et de nos assiettes.
    Générations Cobayes a choisi de prendre le contrepied de ce contexte peu souriant pour mettre en valeur ce que cette cuisine écologique contient de plaisir, de simplicité et de sens. En un mot le message qui ressort de chaque recette pourrait être « ce n’est pas si compliqué et c’est tellement bon ». Mettre de l’humour et de la facétie dans un sujet trop souvent austère : tel est la signature de cette association. Alors vous aussi faites un pas de côté et téléchargez « 30 recettes pour pécho. Vous verrez ça marche !

Brèves d’Octobre …

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1/ L’INRA loue les bienfaits de la permaculture au Bec Hellouin.

Cette ferme est un véritable modèle qui reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Mais est-elle vraiment productive et viable économiquement ? C’est la question à laquelle, après quatre ans d’observation, le chercheur François Léger a répondu. « Réalisée en conditions réelles de production et de vente, l’étude a été menée de 2011 à 2015, indique l’INRA. A partir des données récoltées, les modélisations montrent que, en fonction du niveau d’investissement et d’intensification, 1000 m2 dégagent un revenu horaire variant de 5,4 à 9,5 € pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures. Le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 €, apparait tout à fait acceptable, voire supérieur, au regard des références couramment admises en maraîchage biologique diversifié » conclut l’Institut Nationale de la Recherche Agronomique. Une bonne nouvelle.

 

2/ Une BD bio.

Comment attirer l’attention du public sur la crise écologique ? Comment utiliser des supports inhabituels pour expliquer des enjeux aussi complexes que l’impact des OGM de manière simple ? La culture peut-elle aider à la sensibilisation aux questions d’environnement ? Depuis quelques années, Fabien Rodhain répond à ces défis à travers des pièces de théâtre à vocation pédagogiques et des bandes dessinées décryptant les enjeux de l’agriculture à travers des intrigues captivantes. Le tome 2 de sa saga familiale « Les seigneurs de la terre », intitulé « To bio or not to bio » en offre à nouveau un bon exemple : il nous plonge dans le parcours initiatique d’un jeune avocat qui se lance dans l’agriculture biologique. Son père, président de la coopérative régionale lui met des batons dans les roues, les banques renâclent à financer le projet et la terre est polluée… Rebondissements garantis !

 

3/ De bons plats et des ateliers de cuisine pour les réfugiés.

Coincée entre l’autoroute et la voie de chemin de fer non loin de Calais, le camp de La Linière a vu émerger un projet plein de bon sens : Le Recho. Une dizaine de jeunes femmes passionnées de cuisine ont installé leur camion et cuisinent pour et avec les réfugiés 150 repas le midi et 450 le soir. Pour y parvenir elles collectent les invendus des supermarchés et les dons d’une campagne de financement participatif, mais elles cuisinent aussi des plats végétariens. Une initiative qui associe anti-gaspillage et solidarité. Bravo !

Annonay : une petite ferme pour une grande biodiversité

montalivetLa permaculture se propage à travers le pays à une vitesse que nul n’aurait soupçonnée quelques années en arrière. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. Parmi eux la réussite de Charles et Perrine Hervé Gruyer à la ferme du Bec Hellouin, Rob Hopkins ancien professeur de « perma » qui applique avec succès ce principe à l’organisation des Villes en Transition, ou encore le film Demain qui réunit ces personnalités et d’autres. Tous ces exemples ont accéléré la sensibilisation autour de la permaculture. La vague n’a pas épargné Annonay qui compte entre autres un projet, Les Jardins de Montalivet, dont les initiateurs ont bien compris que cette démarche dépasse l’agriculture.

Certes le travail de la terre est au coeur de ce principe. Selon Martine Laquet et Romain Evrard, les initiateurs de cette micro-ferme de 6.000 mètres carré « il s’agit de bien réfléchir en amont à l’agencement des différents éléments du système afin de lui permettre de créer des interactions qui feront émerger tout leur potentiel, explique Romain. Autrement dit chaque équipement occupe une place optimale : les eaux pluviales et les excédents hydriques sont par exemple canalisés vers une zone favorable à la culture de plantes qui aiment l’humidité (menthe, cresson…) ou encore les amenant vers une mare dans le but de créer un écosystème propice à la présence d’auxiliaires bénéfiques au jardin. Par ailleurs chaque élément a plusieurs fonctions : la mare – créée avec les excédents d’eau – permet d’arroser les planches de cultures et favorise un micro-climat qui va tempérer une zone sèche. Cette dernière pourra alors abriter une faune et une flore de zone humide… »

Ces techniques permettent à de petits systèmes d’être riches et foisonnants. Plus largement, aux Jardins de Montalivet la matière organique est considérée comme un facteur essentiel qui favorise la fertilité du sol et la création d’humus. Ici les fermiers travaillent sur planches et buttes permanentes ce qui permet de générer et maintenir une structure de sol optimale.

Mais la permaculture ne se réduit pas à une technique agricole : Les Jardins de Montalivet sont aussi un lieu de vie où plusieurs générations se côtoient, de 2 à 62 ans en partant du principe que chacun a des compétences qui contribuent grandement à la richesse et à la durabilité du système, d’autant que le travail manuel est ici favorisé à chaque fois que possible.

En somme ce projet a de quoi attirer tous les habitants du bassin Annonéen. Reste à savoir quand ils pourront en profiter pleinement : « La phase de mise en place a été initiée en 2016 avec l’obtention du label AB et se poursuivra en 2017 répond Romain Evrard. Lorsque l’installation sera terminée, nous proposerons en toutes saisons, aux particuliers et aux restaurateurs, une gamme de légumes rares ou anciens et une grande variété de plantes aromatiques ajoute-t-il. » Un projet à retrouver dans les actualités de la Fondation Ekibio.

Monsanto coupable !

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Le Tribunal Monsanto s’est tenu à La Haye, aux Pays-Bas du 14 au 16 octobre. Cinq juges de renommée internationale ont entendu vingt quatre témoins ainsi que des experts venus du monde entier. Parmi les organisateurs et les intervenants figuraient de nombreuses personnes sources de la Fondation : parrains ou intervenants de la Bio dans les Etoiles, dont Gilles Eric Séralini, Marie Monique Robin, François Veillerette, Olivier De Schutter ou encore Vandana Shiva. L’objectif du Tribunal était de livrer une opinion juridique sur les dommages sanitaires et environnementaux causés par la multinationale Monsanto, afin de contribuer au débat visant à inclure le crime d’écocide dans le droit criminel international. Cet événement permet également de mettre à disposition des populations un dossier légal pouvant être utilisé dans des poursuites contre Monsanto et des entreprises similaires.