Archives mensuelles : juillet 2016

Brèves (Juillet 2016)

Actu_@Ademe

Le gaspillage alimentaire coûte 108 euros par an à chaque Français

Mais ce n’est pas tout : ces déchets génèrent 15,55 millions de tonnes de CO2 soit 3% des émissions de Gaz à Effets de Serre du pays. « Ca suffit le gâchis » conclut l’Ademe qui a effectué l’étude à la source de ces chiffres et mène campagne pour montrer que le gaspillage est loin d’être un problème réglé et que chacun doit prendre ses responsabilité : tant le consommateur (33% des pertes), les producteurs (32%), les transformateurs (21%) et les distributeurs (14%). À l’échelle individuelle des gestes simples existent, mais ils ne sont pas suffisamment pratiqués. La Fondation Ekibio les rappelle dans son « Guide pratique de la cuisine écologique » que vous pouvez télécharger ici gratuitement et l’Ademe diffuse également un guide de bonnes pratiques dédié à la lutte contre le gaspillage.

Photo : Ademe

 

 « Être mal nourri devient la norme » 

Telle est la conclusion du récent rapport Global Nutrition qui constate qu’une personne sur trois souffre de malnutrition, qu’il s’agisse d’obésité ou de dénutrition (apports nutritionnels insuffisants). Les rapporteurs insistent sur le fait que le surpoids et l’obésité progressent dans toutes les régions du monde et presque tous les pays. Aussi les objectifs de l’ONU – à savoir mettre fin à toute forme de malnutrition d’ici 2030 – seront presque impossibles à atteindre.

 

La Commission européenne propose enfin sa définition des perturbateurs endocriniens.

Ces substances, qui perturbent le fonctionnement hormonal, conduisent à des pathologies graves et leurs effets sur la santé coûtent entre 100 et 200 milliards d’euros par an. Pourtant la proposition de Bruxelles arrive avec deux ans de retard et est jugée peu satisfaisante par bien des observateurs vis à vis de l’enjeu sanitaire. La Commission prévoit en effet des dérogations au principe de « l’évaluation d’une substance sur la base du danger », ce qui réduit considérablement la portée du texte.

Share Button

Réseau Semences Paysannes : la biodiversité dans nos assiettes

On-aime-ALA1

Le choix des semences utilisées pour produire nos aliments reste, à première vue, un enjeu flou pour les consommateurs : comment, face à son repas, peut-on deviner quelle graine a été semée ? Les étapes sont nombreuses de la graine à l’assiette mais n’oublions pas à quel point la première d’entre elles est importante. Tel est l’un des messages essentiels de du Réseau Semences Paysannes (RSP). Plus largement les soixante-dix organisations qui composent ce mouvement sont impliquées dans des initiatives de promotion et de défense de la biodiversité cultivée et des savoir-faire associés. Il s’agit de promouvoir la protection des semences paysannes et la reconnaissance scientifique et juridique des pratiques paysannes de production et d’échange de semences et de plants.

Être attentif à l’origine des ingrédients que nous cuisinons (y compris les semences) est justement l’un des messages que soutient la Fondation Ekibio. Elle était partenaire de la campagne Aux Graines Citoyens, mais a également apporté son soutien au Réseau Semences Paysannes dans le cadre de formations à la cuisine à partir de « graines libres ». Le réseau était également présent au festival La Bio dans les Etoiles organisé par la Fondation : les visiteurs ont pu déguster de délicieux pains fabriqués par un paysan boulanger qui valorise les variétés anciennes de céréales. Une transformation utilisant le moulin à meule de pierre et le levain, un processus plus lent et exigent, mais qui produit un pain délicieux et plus digeste. Outre l’aspect gustatif le choix de variétés anciennes permet aussi de protéger la biodiversité : les multinationales et les grands semenciers mettent en péril ce patrimoine que le réseau Semence Paysannes tente de préserver par tous les moyens. Aidons les en participant à leurs campagnes, en leur achetant des graines, en signant les pétitions qu’ils diffusent et en nous impliquant à leurs côtés !

Share Button

L’agroécologie marche : pourquoi ne pas l’adopter ?

Avoir@FondationEkibio

On se souvient des travaux d’Olivier DeSchutter, Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation de 2008 à 2014 (et intervenant à la Bio dans les Etoiles 2015). Il avait alors apporté la preuve que l’agroécologie peut bel et bien nourrir le monde. Aujourd’hui co-président de l’ IPES-Food (Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables ), il persiste et signe avec ses collègues. L’organisation vient de publier un rapport intitulé « De l’uniformité à la diversité » sur les bénéfices que l’on peut attendre des pratiques agroécologiques, et la sortie de l’agriculture industrielle.

Toutes les données scientifiques plaident aujourd’hui pour un changement radical de système qui privilégie « la diversification des exploitations et des paysages agricoles, le remplacement des intrants chimiques, l’optimisation de la biodiversité et des interactions entre différentes espèces. » Sur cette nouvelle base, l’agriculture pourrait favoriser une meilleure fertilité des sols à long terme, des agroécosystèmes durables, et des moyens de subsistance sécurisés, à savoir, des «systèmes agroécologiques diversifiés».

Lorsque preuve est faite qu’un tel changement serait bénéfique, pourquoi ne pas en tenir compte ? Telle est la question qui concentre toute la richesse de ce rapport : il traite avec pertinence la question des freins au changement. Ils sont essentiellement politiques : le rapport montre que la structure même des systèmes alimentaires actuels ne bénéficie qu’à un nombre limité d’acteurs, renforçant leur pouvoir de s’opposer à une réforme d’ensemble. « Pour que ces alternatives puissent émerger au-delà de la niche qu’occupe aujourd’hui l’agroécologie, un changement au niveau des incitations politiques est requis » affirme ce panel d’experts. Mises ensemble, une série de mesures d’apparence modeste pourraient déplacer le centre de gravité des systèmes alimentaires actuels vers des systèmes agroécologiques diversifiés. Puisse leur message être entendu.

Photo : Fondation Ekibio

Share Button

Penser global et agir local… à Vans (07)

IlsAgissent@CentreSocialRevivre

En 1996 les habitants de la commune de Vans ont constaté que la précarité se développait sur leur territoire et ont souhaité agir. Ils ont créé l’association Revivre et son Centre Social pour venir en aide à ceux qui en ont besoin. Accompagnement scolaire, cellules d’écoutes, jardins partagés, organisation de rencontres… les activités de l’associations se sont développées ainsi que ses partenariats comme celui noué avec la CAF. Rapidement la dimension alimentaire a pris une dimension importante ce qui semble naturel : nos repas représentent à la fois une partie conséquente du budget des foyers et un gage de bonne santé. Mais comment allier ces deux dimensions ? Le Centre Social a organisé des ateliers de cuisine pour apprendre à chacun les pratiques qui permettent de manger de manière saine et écologique sans dépenser plus.

La commune de Vans se trouve à quelques kilomètres seulement du siège de la Fondation Ekibio à Peaugres et nous avons à coeur d’agir dans notre entourage proche. Par ailleurs nous estimons que les foyers disposant d’un petit budget doivent eux aussi avoir accès à une alimentation qui assure leur bonne santé. Nous avons donc apporté notre soutien financier à l’association. Les bénévoles ont pu organiser une série d’ateliers sur différents thèmes : cuisiner les légumes d’hiver (pour cuisiner local, de saison et économique), confectionner une pizza équilibrée, un couscous végétarien (la viande est l’ingrédient le plus cher sans être indispensable) ou encore des tartes de saison. Pour chacun de ces ateliers les organisateurs ont associé des gestes concrets et des apports théoriques afin que chacun reparte avec de nouveaux réflexes culinaires et des idées de plats gourmands. Une opération réussie !

 

Photo : Centre Social Revivre

Share Button