Un yaourt en circuit court… qui voit grand

 

Comme le montre l’expérience des Villes en Transition et les enseignements qu’en a tiré Rob Hopkins – initiateur de ce mouvement – relocaliser notre alimentation permet de préserver les ressources économiques locales et les emplois créés sur le territoire et de reconstruire le lien social. Les 50 producteurs laitiers indépendants d’Alsace et de Lorraine qui ont créé leur propre marque de yaourts « A Güeter ! » l’ont bien compris. Face à la crise laitière qui ne leur permet pas un revenu décent ils ont décidé de prendre en main leur destin. Ils maîtrisent l’ensemble de la chaîne depuis la production et la transformation jusqu’à la fixation du prix et le choix du réseau de distribution.

Ce circuit leur permet de gagner 50 centimes sur chaque litre de lait vendu au lieu de 30 centimes. Leur démarche n’est pas inédite mais son originalité est de se dérouler à grande échelle et d’utiliser les canaux de distribution des supermarchés et hypermarchés du Grand Est. Certains diront qu’une vente via des commerces indépendants serait plus cohérente. Cela dit, afin de préserver l’un des grands avantages des circuits courts (rencontrer les consommateurs) ils assurent deux jours par semaine d’animations dans les points de distribution. Les filières courtes agissent comme un fertilisant naturel sur l’économie locale. Gageons que ce même raisonnement pousse « A Güeter ! » se convertir à l’agriculture biologique.

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