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Toute l’actualité de la Fondation Ekibio. Ensemble des Newsletters publiées.

Brèves de Décembre 2017

Cantines : plus végétariens pour plus de bio.

Tel est le raisonnement de Greenpeace. L’ONG a en effet réagi à l’annonce de Nicolas Hulot demandant un repas végétarien par semaine dans les cantines en demandant d’aller plus loin : deux repas végétariens par semaine à l’horizon 2010. La pétition qu’ils ont adressé à Emmanuel Macron s’appuie sur le lien de cette problématique avec le bio : «  si la part de viande dans les menus diminue, un budget supplémentaire pourra être alloué à l’achat de produits issus de l’agriculture biologique, expliquent les militants de Greenpeace. Cela permet également de soutenir les filières locales de qualité, et notamment les agriculteurs et les éleveurs qui ont fait le choix de pratiques écologiques » ajoutent-ils.

La pétition est disponible ici 

 

Action anti-gaspi à Rungis.

Connaissez-vous l’association Les potagers de Marianne ? Cette initiative permet à des organisations telles que les Resto du cœur ou la Banque alimentaire de récupérer des fruits et légumes frais invendus. Ils font un tri sur place ce qui représente un travail souvent minutieux et peu rentable. En un an, les 27 trieurs ont évité que 500 tonnes de fruits et légumes ne soient détruits. Une action discrète et efficace que le site Alimentation Générale a raconté dans ses colonnes ici.

 

« Les pressions actuelles sur les sols sont énormes et devraient continuer à s’intensifier »

Tel est le constat du dernier rapport émis par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD). Difficile de ne pas être accablé par son contenu qui néanmoins se base sur des faits réels, quantifiables et vérifiables. Une proportion importante d’écosystèmes se dégrade, la perte de biodiversité et le changement climatique compromettent davantage la santé et la productivité des terres et enfin plus de 1,3 milliard de personnes sont piégées sur des terres agricoles dégradées. Tâchons de faire de transformer ces mauvaises nouvelles en énergie pour agir.

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Université des Colibris : changer de modèle, ça s’apprend

Commencer par soi : tel est l’un des principes du mouvement Colibris. Cette philosophie, nourrie par le message de Pierre Rabhi – qui est souvent venu à notre festival la Bio dans les Etoiles – a toujours inspiré la Fondation Ekibio. Attendre que le changement vienne du haut et notamment des responsables politiques n’est pas suffisant et toutes les initiatives citoyennes qui permettent au changement de s’inscrire dès maintenant dans nos quotidiens représentent un levier décisif pour parvenir à la grande mutation écologique que nous attendons. Il ne s’agit pas d’un mantra à se répéter de temps en temps pour se remonter le moral, mais d’un projet solide et ambitieux, comme le montre le film Demain.

            Aussi, ceux qui souhaitent « faire leur part » en profondeur et changer les choses grâce à leurs actions quotidiennes ont-ils besoin de méthodes déjà expérimentées et qui ont prouvé leur efficacité. Le mouvement Colibris, véritable caisse de résonnance de toutes les actions citoyennes, a eu l’idée géniale de créer une université populaire destinée à transmettre ces savoirs à ceux qui en ont besoin. Pour un accès facile aux cours et formations, l’association a créé une série de MOOCs (Massive Open Online Course » que l’on peut traduire par « cours en ligne ouvert et massif ») et de parcours vidéo qui rencontrent aujourd’hui un grand succès. Des experts de la transition, transmettent leurs savoirs dans de nombreux domaines : éducation, agriculture, habitat participatif…

            Le tout dernier « parcours vidéo » proposé par l’Université des Colibris concerne l’agroécologie. Cette alternative au modèle dominant est bien plus qu’une simple pratique agricole. Après une introduction qui permet de profiter pleinement de la formation et comprendre ses enjeux, le module passe par différentes étapes : le sol, la biodiversité, l’eau, l’animal, des exemples agroécologiques sur petites surfaces et enfin l’aspect économique avec cette question : peut-on vivre de la démarche agroécologique ? Vous pouvez découvrir ce parcours ici. C’est gratuit et ouvert à tous, cela prend deux à quatre heures et c’est à la fois captivant, didactique et rigoureux. Profitez en, inscrivez-vous !

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« L’alimentation « low cost » coûte très cher ! »

Tel est le titre de la dernière tribune de notre ami Olivier De Schutter dans le journal « La libre Belgique ». L’ancien rapporteur spécial de l’Onu sur le droit à l’alimentation (2008-2014) et co-président du Panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food) l’affirme sans détour : «  Depuis cinquante ans, on a prétendu répondre aux attentes des familles les plus défavorisées en encourageant une production alimentaire de masse : l’alimentation « low cost » a fonctionné comme le substitut de fait de politiques sociales plus robustes, qui auraient pu protéger les ménages les plus pauvres de la pauvreté alimentaire. Or cette approche s’avère être un échec patent. »

Il nous invite, dans cet article, à « Réapprendre à cuisiner. Se rappeler que les repas sont un moment de convivialité. Retrouver le plaisir des saveurs. Renouer le lien social, à travers la cuisine et l’alimentation. » Mais il reconnaît également que « Cela demande, en revanche, du temps et de l’organisation, dont les personnes au statut le plus précaire, qui enchaînent parfois plusieurs petits boulots sur la journée et que de longues navettes séparent parfois de leur lieu de travail, ne disposent pas toujours. Cela exige aussi un savoir-faire culinaire en voie de disparition rapide. Et cela suppose une motivation qu’il n’est pas toujours facile de trouver quand l’on vit seul, ou en famille monoparentale, surtout lorsque les membres de la famille ont des horaires différents et variables. » Autant d’enjeux qui sont chers à la fondation Ekibio et que nous essayons de traiter en soutenant un réseau formidable d’associations qui travaillent dur sur le terrain. Le lien entre précarité et malnutrition est peu connu et ces acteurs du changement, doivent, tout comme Olivier DeSchutter, être salués pour leur ténacité.

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Manger moins (et mieux) de viande.

A lui seul le titre de ce petit livre pratique témoigne de toute la mesure de son propos aussi subtil qu’efficace. L’auteur souhaite prendre de la distance avec les débats passionnés pour nous aider à passer à l’action, quelle que soit l’option retenue. En effet plus personne aujourd’hui ne peut ignorer qu’il est urgent de s’emparer de ce sujet dans notre quotidien, mais à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. Comment ? Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s’appuyer, précisément, sur nos différences. Autre particularité de ce livre : ce qui est toujours présenté comme un “moins” (de saveur, de nutriments etc…), Gilles Daveau, son auteur, le transforme en “plus”. A lire et offrir !

Manger moins (et mieux) de viande, Gilles Daveau, collection Je passe à l’Acte, 2017.

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Brèves de Novembre

 

1/ La Fondation Ekibio soutient les Incroyables Comestibles.

L’intervention de François Rouillay (initiateur des Incroyables Comestibles en France) à la Bio dans les Etoiles en 2014 avait suscité un élan d’adhésion à cette initiative déjà soutenue par la Fondation Ekibio. Nous avons réitéré notre soutien : lors des Rencontres Associations & Philanthropes organisées par le 1% for the Planet France, la Fondation Ekibio a fait un don de 10 000 € remis à François Rouillay, en présence de Audrey Pulvar, Yann Arthus Bertrand, Charles Kloboukoff et Didier Perréol. Vous aussi devenez acteurs de ce mouvement en rejoignant les Incroyables Comestibles près de chez vous.

 

2/ S Eau S.

Tel est l’appel lancé – à l’occasion de la seconde phase des Etats généraux de l’alimentation – par l’UFC-Que choisir. L’association nous alerte sur la qualité de l’eau qui se dégrade encore en France. Sa campagne pointe sans ambiguïté la responsabilité de l’agriculture conventionnelle, qui répand massivement des pesticides. Pourquoi continuer à polluer les écosystèmes avec les pesticides alors même que nous connaissons leurs effets ? Ils sont présents dans la moitié des rivières françaises et dans un tiers des nappes phréatiques. Pour 31 % des nappes souterraines et 53 % des eaux de surface, la norme de qualité nécessaire pour l’eau potable (0,1 microgramme/litre) est dépassée.

 

3/ Monsanto v/s Séralini : les révélations des Monsanto Papers.

Ces documents internes rendus publics dans le cadre d’une action collective aux USA apportent la preuve irréfutable des manœuvres de Monsanto pour obtenir la rétractation de l’étude controversée du biologiste français. Cette dernière, initialement publié dans la revue Food and Chemical Toxicology, avait fait grand bruit. Mais l’article était finalement étrangement retiré un an plus tard, officiellement parce que les résultats étaient soudainement jugés peu concluants. En réalité Monsanto recourait en sous-marin à tous les moyens possibles pour faire taire ses contradicteurs.

 

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