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Monsanto coupable !

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Le Tribunal Monsanto s’est tenu à La Haye, aux Pays-Bas du 14 au 16 octobre. Cinq juges de renommée internationale ont entendu vingt quatre témoins ainsi que des experts venus du monde entier. Parmi les organisateurs et les intervenants figuraient de nombreuses personnes sources de la Fondation : parrains ou intervenants de la Bio dans les Etoiles, dont Gilles Eric Séralini, Marie Monique Robin, François Veillerette, Olivier De Schutter ou encore Vandana Shiva. L’objectif du Tribunal était de livrer une opinion juridique sur les dommages sanitaires et environnementaux causés par la multinationale Monsanto, afin de contribuer au débat visant à inclure le crime d’écocide dans le droit criminel international. Cet événement permet également de mettre à disposition des populations un dossier légal pouvant être utilisé dans des poursuites contre Monsanto et des entreprises similaires.

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Fourche & fourchette

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Journaliste pour Arte et le Monde (et invitée de la Bio dans les Etoiles 2016) Camille Labro explore les confins de la cuisine écologique et de la gourmandise. Soucieuse de ne jamais léser l’un de ces deux aspects, elle marche sur une ligne de crête qui l’a naturellement conduite à écrire « Fourche & fourchette ». Selon elle, une assiette de grand chef ou une recette maison réussie a forcément derrière elle de bons produits, cultivés par des paysans passionnés. « Ce sont ces gens-là, surtout, qui m’intéressent, me fascinent, m’émeuvent, écrit-elle en introduction. Ces petits producteurs à contre-courant des tendances mondialisées, s’opposant comme autant de Davids aux Goliaths de l’agro-industrie. Dans leurs champs, leurs potagers, leurs étables ou leurs ateliers, ces hommes et ces femmes abattent, tous les jours, un travail colossal : sans eux, notre alimentation serait triste, insipide, dénuée de plaisir et de vie, rappelle Camille Labro. Jeunes ou plus vieux, néo-ruraux inventifs ou héritiers de traditions anciennes, ils aiment ce qu’ils font, avec passion, fierté et savoir-faire. Ils sont maraîchers, jardiniers, éleveurs, boulangers, explorateurs de techniques agro-écologiques, permacoles ou biodynamiques. Mais ils sont, avant tout, paysans. »

Ces pages très bien écrites nous emmènent d’une ferme à l’autre, au gré des personnalités qui animent ces lieux. En parallèle les recettes concoctées par ces paysans-cuisiniers, expriment toutes les saveurs de ces projets inspirants, de ces belles âmes. Les photos associent subtilement grands espaces, réalités brutes de la vie à la ferme, portraits et photos de plats. Entre les odeurs de prairies et les saveurs des recettes, les sens ouvrent les voies de la conscience. Un pari rare et réussi.

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Brèves de Septembre …

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Rejoignez-nous le 14 septembre à 19h au Pavillon de l’eau (Paris 16) !

Nous organisons avec l’association SOL une table ronde intitulée « consommer local : notre alimentation comme levier du changement ». Cette conférence nous permettra d’envisager cette thématique sous deux angles : vue du Sud et vue du Nord. Nous aurons le plaisir de débattre notamment avec Jacques Caplat qui est agronome, anthropologue, co-fondateur du Réseau Semences Paysannes et administrateur d’Agir Pour l’Environnement. Papa Assane Diop et James Forest interviendront également pour nous présenter l’importance de l’agriculture familiale au Sénégal, notamment à travers le projet de valorisation des céréales traditionnelles visant à réduire les massives importations de blé du pays. Toutes les informations à propos de cet événement qui aura lieu le 14 septembre 2016 à 19h au Pavillon de l’Eau 77 Avenue de Versailles (Paris XVIème ) sont ici : https://www.sol-asso.fr/apero-thematique-consommer-local-france-senegal-1409/#

 

« Un petit pois pour l’Homme, un grand pas pour l’humanité ».

Telle est la conclusion de la campagne intitulée « Les protéines végétales : un levier pour une alimentation plus durable » diffusée par la chaire ANCA qui combine enseignement, recherche avec l’ambition de construire des passerelles entre les sciences de la nutrition et le grand public ou les professionnels du secteur agroalimentaire. La vidéo de cette campagne incite les consommateurs à diversifier leurs sources de protéines – en explorant celles végétales notamment. Avec un ton décalé et des images rétro ce spot évite de dramatiser cet enjeu alimentaire et permet à chacun de bien comprendre que la gourmandise est compatible avec ces nouveaux régimes alimentaires plus écologiques.

A voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=F1b3LEfuo2Y

 

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SOL : pour une agriculture au service de l’Homme et de son écosystème

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La Fondation Ekibio a rencontré l’association SOL grâce à l’entremise de Vandana Shiva, icône mondiale de la défense des semences libres qui a reçu le soutien et l’accompagnement de nos deux structures. Cette rencontre a suscité un premier événement pendant la COP21 : « Garden of hope », les Jardins de l’Espoir. Il s’agissait d’une plantation symbolique à La Villette pour mettre en valeur le rôle joué par l’agriculture et l’alimentation dans la protection du climat.

Au fil du temps nous constatons que l’action de SOL recoupe les préoccupations de la Fondation Ekibio. La première agit en faveur de la souveraineté alimentaire, notamment dans les pays du sud (Asie et Afrique notamment),tandis que la seconde oeuvre plutôt en France et particulièrement dans la région Rhône Alpes et en Ardèche, à travers des actions pratiques (ateliers culinaires dans les écoles, les quartiers, ou de jardinage bio par exemple) pour redonner du sens à notre alimentation et l’accès pour tous à une nourriture saine.

Comme nous SOL souhaite promouvoir une agriculture qui permette à chaque peuple de se nourrir dans le respect de son environnement et de la souveraineté alimentaire. Cette ONG qui existe depuis 1980 voit l’agriculture comme devant permettre l’amélioration de la nutrition et des moyens d’existence, et ainsi contribuer à l’éradication des inégalités tout en  permettant la régénération des écosystèmes. Pour atteindre cet objectif SOL finance des « bio-écoles » en Inde, pour sensibiliser à la protection de l’environnement, ou soutient la valorisation des céréales locales au Sénégal pour sortir les petits paysans de la spirale négative souvent liée aux cultures d’exportations.

La convergence entre nos deux organisations nous pousse à l’organisation d’un second événement commun : une table ronde intitulée « consommer local : notre alimentation comme levier du changement ». Nous aurons le plaisir de débattre notamment avec Jacques Caplat qui est agronome, anthropologue, co-fondateur du Réseau Semences Paysannes et administrateur d’Agir Pour l’Environnement, mais aussi Papa Assane Diop et James Forest qui évoqueront l’importance de l’agriculture familiale au Sénégal. Les invités et toutes les informations à propos de cet événement qui aura lieu le 14 septembre 2016 à 19h au Pavillon de l’Eau 77 Avenue de Versailles (Paris XVIème ) sont ici : https://www.sol-asso.fr/apero-thematique-consommer-local-france-senegal-1409/#

Crédit photo : D. R.

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Qui sont les néo-paysans ?

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« Une révolution silencieuse est en train d’éclore dans nos campagnes. Les néo-paysans sont chaque année quelques milliers à faire le pas de côté. Ils représentent 30% des installations agricoles, soit deux fois plus qu’il y a dix ans. » Tel est le constat dressé par Lucile Leclair et Gaspard Allens, les deux auteurs du livre « Les néo-paysans ». Ils décrivent à travers une vingtaine de parcours de vie les trajectoires de ceux qui, pour beaucoup, choisissent de quitter la ville et un métier souvent sans aucun lien avec l’agriculture (informaticien, juriste fonctionnaire…), pour devenir paysan.

Certains pourront voir là un phénomène récurrent illustré par le retour à la terre de 1968 et qui fait déjà l’objet d’oeuvres telle que Jean de Florette. Certes, ce n’est pas nouveau, mais les auteurs nous montrent que le mouvement actuel est d’une ampleur inédite – notamment à travers les chiffres cités plus haut – et désormais sans rapport avec les précédentes vagues. Exercer un métier qui a du sens est de plus en plus pressant dans une société qui perd la boussole. Du reste la crise économique et les préoccupations écologiques grandissantes alimentent sans cesse ce mouvement.

Les auteurs nous permettent aussi de voir au-delà de l’image folklorique du citadin qui se convertit à la vie rurale. Ils nous immergent dans les obstacles réels auxquels les néo-paysans font face et tout le courage dont ils sont capables. Ils s’aventurent dans un mode où souvent ils ne sont pas les bienvenus et qui parfois ne leur épargne aucune difficulté pour leur installation. Mais ces « reconvertis » ont beaucoup à apporter : de nouvelles méthodes basées sur l’agriculture biologique, la permaculture, les circuits courts et des fermes à taille humaine. Une épopée passionnante et pleine d’espoir à lire !

Les néo-paysans, Gaspard d’Allens, Lucile Leclair, éditions Seuil-Reporterre, 144p, 12 euros

Crédit Photo :  D. R.

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