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L’eau de là haut

montagnes

Cultiver, transformer et cuisiner nos aliments serait impossible si nous n’avions pas à notre disposition une eau propre et saine. Disposer de ce bien commun facilement en ouvrant un robinet fait parfois oublier combien cette ressource est menacée de toute part et notamment par la pollution. Dans le cadre de son adhésion au 1% pour la planète (organisation rassemblant des marques et des entreprises qui donnent 1% de leur chiffre d’affaire à des organisations de protection de l’environnement), la marque Ecodoo soutient l’association Mountain Wilderness et son projet Eaux Vives.

Cette ONG a pour objet de sauvegarder la montagne sous tous ses aspects et notamment via la préservation du milieu naturel. Dans ce cadre, l’un de ses programmes concerne l’eau vive. En effet, des glaciers aux rivières de moyennes altitudes, les Espaces Naturels d’Eau Vive (ENEV), façonnent la montagne. Essentiels à la vie humaine ces espaces « produisent » le breuvage, le vivier, le fertilisant essentiels pour l’alimentation humaine. Malheureusement les menaces qui pèsent sur les derniers espaces d’eaux vives sont nombreuses et préoccupantes : multiplication des installations hydroélectriques pour des besoins énergétiques sans limites, captage de plus en plus important des eaux d’étiage pour l’enneigement artificiel des pistes de ski, croissance continue des endiguements et aménagements de toute nature accompagnant une urbanisation peu maîtrisée des espaces montagnards, extension des capacités de dérivation pour l’irrigation d’une agriculture parfois peu raisonnée et mal adaptée aux montagnes etc…

Face à ces enjeux Moutnain Wilderness œuvre pour la requalification environnementale et paysagère des rivières et la gestion raisonnée des ressources en eau. L’association lutte aussi contre l’artificialisation des cours d’eau et les limitations d’accès. Les principaux leviers qu’utilise cette ONG sont la sensibilisation, l’organisation de concertations et plus généralement le lobbying auprès des institutions. La Fondation Ekibio est fière de soutenir son action. Moutnain Wilderness existe depuis 1988 et fait un travail efficace, remarquable et indispensable à la préservation de l’eau et de la montagne en général. N’hésitez pas, vous aussi, à suivre leur combat, lire leurs supports, diffuser leurs informations voire à les soutenir.

Le site de Mountain Wilderness : https://www.mountainwilderness.fr

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Quel pain voulons-nous ?


marie-astier-quel-pain-voulons-nous

marie-astier-quel-pain-voulons-nous-imageTel est le titre d’un livre enquête pour le moins utile pour comprendre les enjeux qui dépendent de ce produit si simple et naturel que l’on oublie de demander à son boulanger de justifier la provenance de la farine ou la nature de la levure. Or la plupart des pains que nous mangeons sont le résultat d’une standardisation nuisible pour le goût et notre santé. Depuis une dizaine d’années, l’industrialisation s’accélère sous la pression des grands moulins et des nouvelles chaînes de boulangeries. L’auteur, Marie Astier explore les coulisses de cette longue chaîne allant des semences de blé au produit fini : manipulations des farines, teneur et dosage du gluten, additifs et mélanges prêts à l’emploi qu’utilisent les boulangers, mais aussi modes de production alternatifs. Une lecture croustillante !

Quel pain voulons nous ?  Marie Astier, éditions du Seuil, 2017.

A se procurer en librairie.

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Brèves de Mai

Isara-une

 

1/ Venez nombreux à notre conférence le 1er juin à Lyon !

Elle se tiendra à l’Isara qui co-organise, avec la Fondation Ekibio, une table ronde sur le thème « La bio fait-elle évoluer l’industrie agro-alimentaire ? ». Parmi les questions posées nous nous demanderons en quoi la bio se distingue-t-elle dans ses méthodes de transformation ? Ces dernières années quelles mutations la bio a-t-elle stimulées dans l’industrie classique ? Comment ? Quels exemples concrets ? A quel avenir le secteur bio est-il promis ? Un panel de cinq experts (chefs d’entreprises, agriculteur, leader associatif…) débattra de ces thèmes en se référant à une expérience de terrain.

Pour en savoir plus : http://www.isara.fr/Agenda/La-Bio-fait-elle-evoluer-l-industrie-agroalimentaire

 

2/ Attention aux emballages alimentaires !

Les emballages en papier et en carton qui contiennent des huiles minérales sont susceptibles de contaminer les aliments avec lesquels ils sont en contact. En effet selon une étude récente de l’ANSES certains encres et adhésifs en contiennent et il est nécessaire de prendre des mesures pour en réduire l’usage et limiter l’exposition du consommateur. Cette étude apporte une véritable avancée : « C’est un rapport que l’on attendait depuis plusieurs années. Nous avons interpellé les industriels ainsi que les ministères concernés. Ils étaient sensibles à la question mais attendaient l’avis de l’Anses », explique Karine Jacquemart, directrice générale de Foodwatch, association de défense des consommateurs.

 

3/ La viande et le poisson surgelés n’ont plus la cote.

Tel est le constat d’une étude commandée par le Syndicat des entreprises de glaces et surgelés. Les Français achètent moins de produits de la mer surgelés (-7,7% en volume) et moins de viandes, volailles et gibier (-3% en volume alors que la baisse s’était déjà amorcée deux ans auparavant). Les observateurs indiquent que les scandales alimentaires concernant les plats préparés, ainsi que la contamination des poissons aux métaux lourds, participent largement à ce mouvement. Par ailleurs le nombre de végétariens s’accroit notamment pour des raisons de sensibilité écologique et de recherche d’une alimentation plus saine.

 

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Graines de troc

Photo_GDT-une

A l’occasion de la dernière conférence de Vandana Shiva donnée à la Rochelle au Biopôle de Léa Nature à la mi mai, la grande dame indienne a été impressionnée par l’action de l’association Graine de Troc et nous aussi. C’est une plate-forme en ligne où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune. Chaque envoi de graines permet d’obtenir un jeton et donne la possibilité de choisir parmi les variétés de la collection. « L’occasion de partager nos richesses et de faire l’expérience d’un autre mode d’échange, explique Sébastien Wittevert, animateur de l’association, mais aussi de sortir nos graines des placards » ajoute-t-il. L’association relaie également l’action des trocs locaux, et les met en contact les uns avec les autres.

Cette initiative force le respect : depuis son démarrage il y a exactement cinq ans près de 17.000 troqueurs venus de 69 pays ont rejoint le réseau, mais ce n’est pas tout : une liste de 6367 variétés est disponible, et  42156 échanges ont eu lieu. Enfin – cerise sur ce trésor de semences libres : 400 grainothèques ont ouvert dans le sillage de cette association ! Bravo à Graines de Troc !

Pour en savoir plus : http://www.grainesdetroc.fr

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New York : la grosse pomme de l’agriculture locale

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Si de prime abord tout porte à voir cette ville comme un univers de béton envahi par les voitures et dont l’horizon est bouché par d’immenses immeubles, ce cliché est de moins en moins pertinent. Les expériences d’agriculture urbaine se multiplient avec pour objectif de rendre cette pratique plus réaliste d’un point de vue économique, sociale et écologique. Comme par exemple cette ferme urbaine constituée de bacs sur un parking de Brooklyn et soutenue par un incubateur rassemblant et soutenant les jeunes entreprises. Les porteurs de projet se voient ici mettre à disposition tous les équipements nécessaires pour développer leur production et leurs filières locales.

Contrairement aux apparences New York offre un terreau particulièrement fertile pour ces projets agricoles. La terre est certes rares, mais les moyens et la motivation, eux, se manifestent très concrètement : les new-yorkais ont un niveau de revenu et des attentes qui les conduisent à dépenser des sommes plus importantes pour s’approvisionner avec la certitude de contribuer à une économie plus locale, plus juste et plus écologique. Un sachet de salade peut se vendre sept dollars sans que les acheteurs ne rechignent.

Si ces initiatives contribuent à reverdir des zones bétonnées, les techniques utilisées ne sont pas toujours réalistes du point de vue agricole : certaines emploient des éclairages énergivores, d’autres poussent à la verticale avec des méthodes couteuses et complexes… Le manque d’espaces appropriés reste criant. Mais ce mouvement est-il seulement destiné à produire ou bien a-t-il également une forte vocation de sensibilisation des citoyens ? La réponse va de soi : mieux qu’une campagne publicitaire tapageuse par voie d’affiches ou de spots publicitaires, ces jardins se fraient un passage dans la ville et rappellent aux citadins que la nature est là et réclame toute notre attention.

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