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Gaël Faure : chanteur, colibris et ardéchois

Ceux qui viennent régulièrement à la Bio dans les Etoiles – notre événement phare qui fêtera ses dix ans au printemps prochain – savent que la Fondation Ekibio a ses racines en Ardèche. Aussi nous sommes particulièrement sensibles au travail du chanteur Gaël Faure qui, à travers des textes et des musiques à la fois simples et aussi fins et subtiles que de la dentelle, nous immergent dans les paysages ardéchois et nous entraîne dans un retour à la terre, une immersion naturaliste, un voyage dont on aimerait ne pas revenir. Mais la fibre verte de cet artiste ne s’arrête pas là : il est impliqué aux côtés des Colibris et ce de manière très concrète. Il a notamment participé à la tournée « Le chant des colibris » avec Alain Souchon, Matthieu Chedid ou encore Dominique A. « Je me suis engagé auprès d’eux parce que j’étais en total accord avec leur philosophie » répond-il a la journaliste de Kaizen qui l’a récemment interrogé à ce propos. « J’ai réalisé que l’on prenait beaucoup à la terre sans forcément lui rendre, alors qu’il faut la soigner et la respecter, retrouver un rapport sain entre l’humain et la nature. Car à notre échelle, à notre manière, on peut faire notre part. » Le lien à la terre semble une composante à part entière de l’ADN du jeune chanteur qui est fils d’agriculteur et a intitulé son prochain album Regain et le premier extrait à découvrir : La saison. Pour en savoir plus, lisez son interview pour Kaizen ici et écoutez sa musique :

Gaël Faure : la musique pour questionner notre rapport au vivant

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Connaissez-vous le festival Alimenterre ?

Organisé chaque année autour d’une sélection de films et de débats il se déroule du 15 octobre au 30 novembre dans de nombreux pays. Cet événement amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l’accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde. Proche par ses choix thématiques de notre festival La Bio dans les Etoiles, il réunit ceux qui œuvrent pour une alimentation saine accessible à tous. 

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Brèves d’Octobre

Breve

 

1/ Que se passe-t-il quand on passe du conventionnel au bio ?

Greenpeace Japon a souhaité répondre à cette question en aidant une famille habituée à des repas « classiques » à franchir le pas. En mesurant le taux de pesticides présents dans l’organisme de cette mère et ses deux enfants, l’ONG a déterminé que presque tous les pesticides avaient disparu… En particulier chez les enfants qui avaient au départ un niveau particulièrement élevé de pesticides dans le sang. Une nouvelle qui ne peut pas être mauvaise pour le développement de leur cerveau très sensible aux neurotoxiques.

 

2/ Pas égaux face aux choix alimentaires.

Des études de plus en plus nombreuses montrent que nos pratiques alimentaires plus ou moins saines découlent des origines sociales et que la malbouffe frappe prioritairement les petits budgets. La dernière en date est celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Une étude d’ampleur qui analyse de manière minutieuse les comportements et habitudes alimentaires des Français. Les produits bio sont particulièrement concernés : un individu exerçant la profession de cadre ou ayant au minimum le bac en consomme deux fois plus qu’un ouvrier ayant arrêté son cursus au collège ou au lycée. L’ambition de la fondation est notamment de faire changer cette situation. C’est possible !

 

3/ Soutenons Terre de lien !

Dans le cadre de sa nouvelle campagne d’épargne solidaire la Foncière Terre de lien – qui lutte pour la préservation des terres agricoles – a mis 67.632 nouvelles actions sur le marché, au prix de 103,50 euros. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 6 millions d’euros afin de poursuivre l’achat de terres et de bâtiments agricoles destinés soutenir l’agriculture biologique. Pour ceux qui hésiteraient, il est bon de rappeler qu’en dix ans l’association a acquis 142 fermes à travers la France.
 Elle étudie 1.000 projets d’installation par an.

 

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Le jardin bio des réfugiés

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De la rencontre entre écologie et solidarité naissent parfois d’incroyables réalisations qui montrent que le bio ne se résume pas à une étiquette ni à une méthode agronomique. Toute l’histoire commence avec un retraité, Jacques Lenoir, ému par le sort des réfugiés qui arrivent en France, démunis. Il décide de mettre à leur disposition une parcelle de terre où ils cultivent des légumes et des herbes aromatiques. Il ne s’agit pas d’une impulsion, cet homme de 67 ans qui habite à Vichy a déjà suivi une formation pour défendre les migrants qui font appel de leur refus du droit d’asile. Il a également ouvert l’antenne d’une association luttant pour que les exilés de sa ville aient un espace juridique où se référer.

Dans sa première vie ce professionnel du bâtiment avait une situation plutôt aisée mais en 2013 tout bascule lorsqu’il échappe à la maladie et décide de se consacrer aux autres et à la terre. Outre son engagement pour les réfugiés il s’offre alors un stage chez Pierre Rabhi. Le jardin partagé des migrants est donc bio. Et ce n’est pas pour déplaire aux jardiniers soudanais, afghans ou français qui en prennent soin et cuisinent parfois les récoltes.

Le succès de cette initiative est aussi lié à l’antenne locale des « Jardins de Cocagne » qui a notamment fourni des graines, des plants, et un peu de temps pour donner de bonnes bases au jardin. Celui-ci est implanté sur un terrain de deux hectares ce qui offre de belles perspectives. Ceux qui le fréquentent se réjouissent de du calme qu’il offre. Un lieu où la nature facilite donc la rencontre et où les vichyssois ont plaisir à venir. Quand on ne jardine pas ici on joue de la musique sous les arbres et les soucis s’envolent le temps d’un chant, d’un morceau. Une histoire qui donne envie de s’engager !

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Cultivons nos toits !

CultivonsNosToits

Cultiver 300 m² de toiture en culture potagère bio sur le toit du centre de culture scientifique de Grenoble, produire une tonne de légumes en un an, les distribuer en paniers solidaires, pour un accès facile aux plus démunis et utiliser ce qui reste pour organiser des ateliers cuisines autour des bonnes pratiques alimentaires… Un tel projet pourrait sembler présomptueux s’il n’était précédé d’autres réalisations réussies et s’il n’était pas soutenu par une solide organisation bien nommée « Cultivons nos toits ! ».

Lors de ces chantiers cette association grenobloise organise également des ateliers autour de la construction des bacs de culture, de la préparation de la terre mélangée avec du compost, de la plantation et de l’entretien des potagers. Plus largement, elle accompagne les copropriétés, les collectivités publiques, les bailleurs sociaux, les promoteurs immobiliers et les entreprises à la mise en place de potagers sur les toits.

         « Un potager sur toit, c’est une partie de la production alimentaire en circuit ultra-court. C’est un espace où se retrouver avec ses collègues et/ou ses voisins pour partager une activité collective. Une activité qui permet de sortir de son quotidien et se rappeler de la place de l’environnement dans nos vies de manière presque méditative. » témoigne l’équipe de l’organisation. L’occasion de rappeler – comme nous l’avions vu au cours des débats lors de la Bio dans les Etoiles 2017 – que l’agriculture urbaine n’a pas vocation à rendre un centre ville autosuffisant : ce n’est pas réaliste sans l’approvisionnement issu des fermes péri-urbaines. Il s’agit plutôt de remettre la nature et l’agriculture au cœur de notre quotidien, de ramener la végétation dans le cœur des villes et de mobiliser les citadins sur la question des circuits courts, de l’agriculture bio, de l’accès à tous à une alimentation saine et enfin de recréer du lien sociale autour de l’alimentation écologique. Autant de sujets qui rappellent le rôle de la Fondation Ekibio : « Donner du sens à notre alimentation ».

Plus d’infos : http://cultivonsnostoits.org

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