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Graines de troc

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A l’occasion de la dernière conférence de Vandana Shiva donnée à la Rochelle au Biopôle de Léa Nature à la mi mai, la grande dame indienne a été impressionnée par l’action de l’association Graine de Troc et nous aussi. C’est une plate-forme en ligne où chacun peut proposer et échanger ses graines, en constituant tous ensemble une collection commune. Chaque envoi de graines permet d’obtenir un jeton et donne la possibilité de choisir parmi les variétés de la collection. « L’occasion de partager nos richesses et de faire l’expérience d’un autre mode d’échange, explique Sébastien Wittevert, animateur de l’association, mais aussi de sortir nos graines des placards » ajoute-t-il. L’association relaie également l’action des trocs locaux, et les met en contact les uns avec les autres.

Cette initiative force le respect : depuis son démarrage il y a exactement cinq ans près de 17.000 troqueurs venus de 69 pays ont rejoint le réseau, mais ce n’est pas tout : une liste de 6367 variétés est disponible, et  42156 échanges ont eu lieu. Enfin – cerise sur ce trésor de semences libres : 400 grainothèques ont ouvert dans le sillage de cette association ! Bravo à Graines de Troc !

Pour en savoir plus : http://www.grainesdetroc.fr

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New York : la grosse pomme de l’agriculture locale

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Si de prime abord tout porte à voir cette ville comme un univers de béton envahi par les voitures et dont l’horizon est bouché par d’immenses immeubles, ce cliché est de moins en moins pertinent. Les expériences d’agriculture urbaine se multiplient avec pour objectif de rendre cette pratique plus réaliste d’un point de vue économique, sociale et écologique. Comme par exemple cette ferme urbaine constituée de bacs sur un parking de Brooklyn et soutenue par un incubateur rassemblant et soutenant les jeunes entreprises. Les porteurs de projet se voient ici mettre à disposition tous les équipements nécessaires pour développer leur production et leurs filières locales.

Contrairement aux apparences New York offre un terreau particulièrement fertile pour ces projets agricoles. La terre est certes rares, mais les moyens et la motivation, eux, se manifestent très concrètement : les new-yorkais ont un niveau de revenu et des attentes qui les conduisent à dépenser des sommes plus importantes pour s’approvisionner avec la certitude de contribuer à une économie plus locale, plus juste et plus écologique. Un sachet de salade peut se vendre sept dollars sans que les acheteurs ne rechignent.

Si ces initiatives contribuent à reverdir des zones bétonnées, les techniques utilisées ne sont pas toujours réalistes du point de vue agricole : certaines emploient des éclairages énergivores, d’autres poussent à la verticale avec des méthodes couteuses et complexes… Le manque d’espaces appropriés reste criant. Mais ce mouvement est-il seulement destiné à produire ou bien a-t-il également une forte vocation de sensibilisation des citoyens ? La réponse va de soi : mieux qu’une campagne publicitaire tapageuse par voie d’affiches ou de spots publicitaires, ces jardins se fraient un passage dans la ville et rappellent aux citadins que la nature est là et réclame toute notre attention.

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Bio dans les Etoiles 2017 : le film.

Envolées culinaires d’Olivier Roellinger racontant l’histoire des épices, mimiques drolatiques de Rob Hopkins, réflexions et exemples inspirants développés par Marie Arnould, Marc Dufumier, Jacques Caplat etc… C’est tout cela la la Bio dans les Étoiles mais plus encore : food-trucks gourmands, ateliers, dégustations, expositions, associations investies sur le terrain et… vous ! Revivez ce moment hors du temps que nous avons eu tant de plaisir à partager avec vous. Moteur !

 

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Brèves de Mars

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1/ La Bio dans les Etoiles

Les 6 et 7 avril à l’occasion de la Bio dans les Etoiles qui se déroulera au Théâtre d’Annonay, venez rencontrer Rob Hopkins, emblème du film Demain et initiateur des Villes en Transition, Olivier Roellinger grand chef étoilé et engagé, Marion Gervais réalisatrice d’Anaïs s’en va-t-en guerre, mais aussi Marc Dufumier, Philippe Desbrosses et bien d’autres. Conférences, dégustations, ateliers, dédicaces, food trucks : outre les invités exceptionnels c’est une grande fête à laquelle vous êtes conviés. Les entrées sont gratuites mais les réservations conseillées.

Plus d’informations : http://www.labiodanslesetoiles.com/

 

2/ Un supermarché locavore

Dans ce supermarché bio on ne trouve que des produits locaux (moins de 50 km) et régionaux (moins de 150 km) : les initiateurs estiment qu’en moyenne, les références vendues ont été produites dans un périmètre de 40 km autour du magasin. Pourtant Locavorium – cette nouvelle enseigne située dans la région de Montpellier – propose plus de 1 500 références et soutient 140 producteurs. Autre différence majeure avec la grande distribution classique : la presque totalité du prix de vente est reversée aux producteurs… et forcément le consommateur s’y retrouve également. Cette entreprise innovante pourrait être retenue parmi les 100 initiatives exemplaires sélectionnées par RESOLIS, Sciences Po et l’Association des Régions de France !

 

3/ La bio confirme sa place dans nos panier.

Les chiffres publiés récemment par l’Agence Bio, révèlent une avancée historique. Quelques années en arrière nul n’aurait parié sur une telle évolution et une prise de conscience si rapide chez une grande partie des citoyens. La part de l’alimentation bio a progressé de 20% en un an dans le panier des consommateurs français. De même le nombre de fermiers bio a cru de 12 % en un an. Ils sont désormais 32 326. Autre bonne nouvelle : la surface agricole engagée dans l’agriculture biologique a augmenté de 16 % en 2016 et totalise ainsi plus de 1,5 million d’hectares, soit 5,7 % de la surface agricole utile.

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Appel au droit à bien manger

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« Nous vivons aujourd’hui une véritable fracture alimentaire. Tandis qu’une frange privilégiée de la population a accès à une éducation du goût et à des produits de qualité, la majorité des citoyens est soumise à un paysage de consommation dicté par la grande distribution. Cette fracture est certes largement liée au niveau des revenus du foyer et aux catégories sociales, mais elle est aussi profondément culturelle. Elle est liée à une certaine idée de la place de l’alimentation dans la vie, à une culture des goûts qui se construit dès l’enfance, à un savoir-faire qui se transmet ou s’apprend, à une cuisine du quotidien rapide, goûteuse, et saine. »

Telle est l’introduction de l’Appel au droit à bien manger lancé par quelques personnalités dont Olivier Roellinger et le collectif A tabula. Un appel qui a retenu notre attention et que nous vous invitons à signer tant il recoupe les engagements de la Fondation Ekibio. En effet, comme l’explique la suite de cet appel : « Une autre fracture sépare le monde agricole des consommateurs. L’industrialisation massive de l’agriculture française aboutit à ce paradoxe : la plupart des agriculteurs, soumis à la culture intensive, ne nourrissent plus leurs concitoyens. La course à la productivité, à l’export, et aux tarifs les plus bas, a eu pour conséquence l’anéantissement de l’agriculture vivrière de nombreux pays. Peut-on accepter que nos enfants et petits-enfants ne disposent ni de la qualité, ni de la diversité alimentaire qui sont encore fragilement les nôtres aujourd’hui ? Peut-on accepter que notre alimentation et ses modes de production soient cancérigènes et sources de maladies quand elle devrait apporter santé et bien- être ? Peut-on accepter de léguer aux générations futures des territoires pollués? Comme tant d’espèces animales en voie de disparition, des milliers de variétés de fruits, légumes et poissons, sont progressivement rayés de notre carte alimentaire. Nous ne pouvons nous résigner à manger ce menu unique, offrant pour seule abondance des produits uniformisés et insipides, au détriment de notre santé. »

Lisez cet appel dans son ensemble, faites le connaître autour de vous et venez rencontrer certains de ses signataires à La Bio dans les Etoiles, les 6 et 7 avril à Annonay. Le droit au bien manger pour tous les citoyens n’est ni un luxe ni une utopie : il est possible et impératif de mettre en place des actions concrètes pour défendre une alimentation goûteuse et saine, ainsi qu’une agriculture qui soit durable pour ses producteurs comme ses consommateurs, pour les hommes comme pour la Terre.

Signez l’appel ici : http://www.atabula.com/appel-au-droit-a-bien-manger/

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