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Le jardin bio des réfugiés

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De la rencontre entre écologie et solidarité naissent parfois d’incroyables réalisations qui montrent que le bio ne se résume pas à une étiquette ni à une méthode agronomique. Toute l’histoire commence avec un retraité, Jacques Lenoir, ému par le sort des réfugiés qui arrivent en France, démunis. Il décide de mettre à leur disposition une parcelle de terre où ils cultivent des légumes et des herbes aromatiques. Il ne s’agit pas d’une impulsion, cet homme de 67 ans qui habite à Vichy a déjà suivi une formation pour défendre les migrants qui font appel de leur refus du droit d’asile. Il a également ouvert l’antenne d’une association luttant pour que les exilés de sa ville aient un espace juridique où se référer.

Dans sa première vie ce professionnel du bâtiment avait une situation plutôt aisée mais en 2013 tout bascule lorsqu’il échappe à la maladie et décide de se consacrer aux autres et à la terre. Outre son engagement pour les réfugiés il s’offre alors un stage chez Pierre Rabhi. Le jardin partagé des migrants est donc bio. Et ce n’est pas pour déplaire aux jardiniers soudanais, afghans ou français qui en prennent soin et cuisinent parfois les récoltes.

Le succès de cette initiative est aussi lié à l’antenne locale des « Jardins de Cocagne » qui a notamment fourni des graines, des plants, et un peu de temps pour donner de bonnes bases au jardin. Celui-ci est implanté sur un terrain de deux hectares ce qui offre de belles perspectives. Ceux qui le fréquentent se réjouissent de du calme qu’il offre. Un lieu où la nature facilite donc la rencontre et où les vichyssois ont plaisir à venir. Quand on ne jardine pas ici on joue de la musique sous les arbres et les soucis s’envolent le temps d’un chant, d’un morceau. Une histoire qui donne envie de s’engager !

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Cultivons nos toits !

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Cultiver 300 m² de toiture en culture potagère bio sur le toit du centre de culture scientifique de Grenoble, produire une tonne de légumes en un an, les distribuer en paniers solidaires, pour un accès facile aux plus démunis et utiliser ce qui reste pour organiser des ateliers cuisines autour des bonnes pratiques alimentaires… Un tel projet pourrait sembler présomptueux s’il n’était précédé d’autres réalisations réussies et s’il n’était pas soutenu par une solide organisation bien nommée « Cultivons nos toits ! ».

Lors de ces chantiers cette association grenobloise organise également des ateliers autour de la construction des bacs de culture, de la préparation de la terre mélangée avec du compost, de la plantation et de l’entretien des potagers. Plus largement, elle accompagne les copropriétés, les collectivités publiques, les bailleurs sociaux, les promoteurs immobiliers et les entreprises à la mise en place de potagers sur les toits.

         « Un potager sur toit, c’est une partie de la production alimentaire en circuit ultra-court. C’est un espace où se retrouver avec ses collègues et/ou ses voisins pour partager une activité collective. Une activité qui permet de sortir de son quotidien et se rappeler de la place de l’environnement dans nos vies de manière presque méditative. » témoigne l’équipe de l’organisation. L’occasion de rappeler – comme nous l’avions vu au cours des débats lors de la Bio dans les Etoiles 2017 – que l’agriculture urbaine n’a pas vocation à rendre un centre ville autosuffisant : ce n’est pas réaliste sans l’approvisionnement issu des fermes péri-urbaines. Il s’agit plutôt de remettre la nature et l’agriculture au cœur de notre quotidien, de ramener la végétation dans le cœur des villes et de mobiliser les citadins sur la question des circuits courts, de l’agriculture bio, de l’accès à tous à une alimentation saine et enfin de recréer du lien sociale autour de l’alimentation écologique. Autant de sujets qui rappellent le rôle de la Fondation Ekibio : « Donner du sens à notre alimentation ».

Plus d’infos : http://cultivonsnostoits.org

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Ça chauffe dans nos assiettes

Ca-chauffe-dans-nos-aiettes« Trois domaines ont un grand bilan carbone : l’habitation, le transport et l’alimentation. Or changer de voiture, faire des travaux, c’est compliqué tandis que s’alimenter autrement, c’est à la portée de tous. » constatent Yves Leers et Jean-Luc Fessard, deux journalistes auteurs de « Ca chauffe dans nos assiettes, des recettes pour sauver le climat » préfacé par Olivier Roellinger. Un constat que pourrait reprendre la Fondation Ekibio et qui a de quoi nous inciter à changer nos habitudes alimentaires. Jean Luc Fressard – créateur de l’association « Bon pour le climat » qui rassemble des restaurateurs investis dans la cuisine à faible empreinte – a sollicité les chefs de son réseau pour créer les 18 recettes qui émaillent l’immersion écologique que ce livre propose dans nos assiettes, entre constat de l’impact de nos repas et propositions aussi gourmandes que réalistes et souvent économiques.

 

A lire : Ça chauffe dans nos assiettes. Des recettes pour sauver le climat, par Yves Leers, Jean-Luc Fessard, éditions Buchet/Chastel, 2017, 19 €.

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Brèves du mois de Septembre

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1/ L’Oscar de l’alimentation remis à Olivier De Schutter.

Pour la première fois la prestigieuse Fondation américaine James Beard a remis sa récompense à un étranger : l’ex-rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et professeur de droit à l’Université catholique de Louvain (UCL), également professeur à Yale, Olivier De Schutter. Ce dernier avait fait un passage remarqué à la Bio dans les Etoiles en 2015.

 

2/ Sensibiliser les enfants à l’alimentation saine.

Outre le soutien d’associations visant à améliorer l’alimentation de tous et développer les bonnes pratiques, la Fondation Ekibio sensibilise aussi ses propres salariés… et leurs enfants. Ainsi le groupe Ekibio a organisé au sein de ses locaux de Peaugres, une journée consacrée notamment à des animations autour du gaspillage, du bien manger ou du compost, mais aussi d’actions soutenues par la Fondation dont le potager bio et la permaculture. Le tout s’est terminé par un goûter bio pour développer les papilles !

 

3/ Aquitaine : un pacte pour le bio inédit en France.

Bravo à cette région qui vient de s’engager dans un « pacte d’ambition régionale pour l’agriculture biologique 2017-2020 ». Il s’agit de porter à 10% la surface cultivée en bio, contre 5% aujourd’hui, d’accroître le chiffre d’affaires du secteur à 1,2 milliard d’euros d’ici 2020, mais aussi de développer les circuits courts, notamment dans les lycées qui utiliseront 20% de produits bio. L’Etat, la Région et trois organisations agricoles ont signé ce dispositif unique en France qui s’appuie sur des aides à la conversion et au maintien ainsi qu’un accompagnement des agriculteurs et des distributeurs.

 

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Alimentation générale : l’engagement par plaisir

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Le « bien manger » est devenu un enjeu fort reliant santé, goût et écologie, qui suscite à la fois des attentes inédites du grand public et des attaques de certaines industries (agrochimie et OGM par exemple). Face à cette évolution majeure, les médias indépendants sont indispensables. Ils assurent une veille et un travail d’explication essentiels. Inf’OGM, Médiapart, Reporterre et bien d’autres font partie des supports qui œuvrent pour une information citoyenne. Mais l’agroécologie et le « bien manger » sont aussi – avant tout diront certains – une affaire de cuisine, de plaisir et de saveurs. Tel est le crédo d’un autre média : Alimentation Générale. Cette « plateforme des cultures du goût » décline ce thème sous toutes ses formes, y compris sociale, scientifique, sanitaire ou politique. En somme, quelque soit le sujet, on en parle dans la cuisine ou jamais très loin. Ce parti pris permet de relier les questions agricoles et écologiques à notre quotidien et à nos papilles.

Un article récent illustre bien l’esprit de ce canard en ligne, intitulé « Gâteaux à l’école abusivement règlementés ». Une journaliste culinaire remarque que l’école de sa fille demande avec insistance aux parents, à l’occasion des fêtes et gouters collectifs, d’emmener des denrées « achetées dans le commerce ». Autrement dit de préférer les produits préparés – souvent industriels donc – à ceux faits maisons. Les plats faits maison sont tolérés, avec toutes sortes d’injonctions hygiénistes, mais pas encouragés. Interpelée elle se renseigne et comprend que les enseignants de cette école font du zèle et réinterprètent les réglementations à leur manière et avec excès de prudence, pour se faciliter la vie. En réalité, comme l’indique Alimentation Générale, « à aucun moment, la circulaire de 2002 intitulée « Sécurité des aliments : les bons gestes » ne suggère d’acheter des denrées industrielles. Au contraire, elle souligne que « les activités d’élaboration d’aliments dans les classes (…) ainsi que les goûters ou repas organisés par les parents d’élèves (…) sont des moments importants de la vie scolaire », mais qu’il est « important que l’élaboration de ces aliments soit faite en s’entourant de tout le soin nécessaire pour éviter les risques pour ces consommateurs ». Un rappel salutaire à faire circuler. Un média à lire et suivre de près.

A lire : http://alimentation-generale.fr

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