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Mobiliser les étudiants et les jeunes

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Les clichés ont parfois la vie dure. La Fondation Ekibio en a récemment fait l’expérience en rencontrant l’association Générations Cobayes. Persuadés que les étudiants sont accaparés par leurs examens et/ou leurs passions du moment (la musique, le sport, les rencontres, la fête…) nous avions sous-estimé leur intérêt pour le contenu de leurs assiettes. Il a fallu revenir sur nos préjugés : non, les jeunes ne se contentent pas d’un plat de nouilles trop cuites ou d’une pizza surgelée. Les étudiants du 21ème siècle n’acceptent plus de manger n’importe quoi ni, plus largement, de consommer sans réfléchir. Le dynamisme de l’association Générations Cobayes témoigne pleinement de cet engouement. Ce mouvement rassemble de jeunes consommateurs qui « ne veulent pas être pris pour des c… cobayes ! ». Ils souhaitent se mobiliser sur le thème des liens entre pollution environnementale et santé, mais aussi interpeller les décideurs, le tout grâce notamment à la force de l’humour. Mais une fois cette sensibilisation faite auprès des jeunes, comment peuvent-ils mettre le message en pratique ? Comment cuisiner de manière écologique et saine avec les moyens réduits d’un étudiant et une cuisine minuscule ? Parvenue à ce point de la réflexion la Fondation Ekibio a réalisé que les étudiants représentent bel et bien un public privilégié pour notre mission, à savoir sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’alimentation et particulièrement via des ateliers culinaires qui permettent de manger de manière saine sans dépenser plus ni recourir à des outils complexes ou des recettes élaborées.

L’attrait des jeunes pour les connaissances en cuisine écologique s’est confirmé lorsque nous avons proposé aux associations Générations Cobayes et La Soupape d’inviter leurs adhérents à une dégustation participative géante. Une réponse positive et massive a sonné haut et clair. Pour faire honneur à cet enthousiasme, nous nous sommes tournés vers l’une des meilleures cheffes en matière de cuisine écologique : Laurence Salomon. Elle donnera donc un show culinaire dans le magnifique théâtre d’Annonay à l’occasion de notre festival, la Bio dans les Etoiles le 15 avril 2016. L’occasion pour les étudiants et tous les autres de remettre un peu de gourmandise, d’écologie, de santé – bref de bonheur – dans leur assiette. Nous aurons bientôt l’occasion de vous révéler le programme complet de cette édition dont le thème général est… « Le bonheur est dans l’assiette ». Pierre Rabhi, Thierry Janssen, France Guillain, Patrick Viveret, Camille Labro (Le Monde), Aurélie Godefroy (France 2) et bien d’autres invités questionneront le lien entre l’alimentation, notre équilibre émotionnel et le rôle de l’écologie dans cette alchimie. Un thème riche aux confins de la cuisine, de la philosophie et de la psychologie. A vos agendas !

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Le doggy bag ? J’assume !

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Avez-vous des amis que vous avez vus, au restaurant, oser demander que leurs délicieux restes soient emballés pour les emmener et les déguster chez eux le lendemain ? Pour la plupart d’entre nous, cette requête est rare voire inexistante, même si des organisations ont pu encourager cette bonne pratique en proposant par exemple aux restaurants des emballages adaptés. La peur d’être mal vu décourage cette démarche pourtant pleine de bon sens et qui génère à la fois des économies et une réduction des déchets.

Les restaurateurs jouent un rôle clé pour dénouer cette situation malheureuse : s’ils proposaient aux convives d’emballer les restes quand il y en a, ce tabou serait levé pour bien des consommateurs. L’Etat a compris qu’un levier important était à sa disposition, à peu de frais, pour réduire les déchets. Aussi depuis le début de l’année les restaurateurs sont – suite au vote de la loi sur les biodéchets – désormais fortement incités à proposer à leurs convives de repartir avec leurs restes. La mesure pourrait faire tâche d’huile et l’objectif est ambitieux : réduire les déchets alimentaires de moitié d’ici 2025. L’année commence bien !

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Du pain à partir de variétés anciennes

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L’immense majorité des pains vendus en boulangerie ou par la grande distribution sont issus d’un blé industriel qui contient beaucoup de gluten. Mais en France une centaine de boulangers persistent à utiliser des variétés anciennes de blé qu’ils doivent donc cultiver eux-mêmes pour obtenir la farine servant à la fabrication de leur pain. Certaines des variétés qu’ils utilisent sont reconnues comme officiellement « non panifiables ». Qu’à cela ne tienne : sans chimie ni additifs, ils la transforment en un pain délicieux ! L’un de ces boulangers impliqués, Jean François Berthelot, membre du Réseau Semences Paysannes (partenaire de la Fondation Ekibio) a récupéré des graines vernaculaires dans les chambres froides de l’INRA où elles attendaient depuis le début du siècle. Ces semences lui ont permis de cultiver 40 hectares et de produire son pain.

Un reportage récent sur Jean François Berthelot et la pratique de ces paysans boulangers a suscité un engouement considérable (plus d’1,3 millions de vues) donnant à de nombreux internautes l’envie de chercher à savoir si l’un de ses paysans boulangers vend du pain près de chez eux. Choisir ce type de pain c’est encourager l’usage des variétés anciennes et les semences libres. Un levier important pour remédier à l’accaparement de ce patrimoine par une poignée de multinationales semencières. A nous de jouer !

Pour en savoir plus : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/31176/boulanger-bio-explique-pourquoi-ble-gluten-devenus-toxique

 

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De la mer à l’assiette

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Cette vidéo nous fait revivre le parcours d’une crevette, depuis le chalutier, en mer du Nord, jusqu’aux réfrigérateurs de nos foyers, en passant notamment par le Maroc. Total : 13 jours d’un voyage long de 7.000 kilomètres. Un film court produit par Arte et qui nous permet de mieux appréhender les avantages d’une alimentation plus locale et à tendance plus végétarienne.

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Un guide pratique et passe-partout

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  Nos modes de vie pressés ont, en deux générations, fait de la cuisine familiale une pratique en voie de disparition tandis que les plats préparés et autres produits très transformés ont envahi nos cuisines. Sous prétexte de faciliter la vie des citoyens cette mutation a réduit la liberté de choisir précisément le contenu de leurs assiettes. Réapprendre la cuisine et utiliser des produits peu transformés permet de se réapproprier un levier stratégique pour sauver la planète : notre alimentation. Si comme le dit Pierre Rabhi, cultiver son potager est le premier geste pour changer le monde, alors il faut aussi savoir cuisiner des aliments bruts. Mais, plus précisément : que manger pour protéger la planète et comment préparer nos repas ? C’est la question à laquelle répond le guide que nous venons de publier : « Guide de la Cuisine Ecologique : au delà des achats responsables, des réflexes écologiques, sains et économiques ».

  Ce petit ouvrage d’une quinzaine de pages se glisse partout : aussi bien dans un sac de courses que sur le plan de travail de votre cuisine. Du reste, il couvre le parcours des aliments depuis leur lieu de vente jusqu’à nos assiettes. On y découvre comment mieux évaluer ses besoins, choisir son approvisionnement, sélectionner les aliments à acheter (fruits, légumes, céréales, poissons, oeufs etc…) en fonction de critères écologiques et de santé, mais sans se ruiner. Ce guide nous montre aussi les grands principes de la confection d’un repas écologique, y compris le dosage, la cuisson et les ustensiles à utiliser. Pour l’écrire nous avons sollicité toute la science de nos parrains dont la plupart sont de grands experts. Claude Aubert (auteur de nombreux livres et co-fondateur de Terre Vivante), François Veillerette (ancien président de Greenpeace France et de Générations Future), Gilles Eric Séralini (Criigen) ou encore Philippe Desbrosses (Ferme Sainte Marthe) nous ont aidés à la rédaction de ce guide. Vous pouvez vous le procurer en le téléchargeant ici.

Régalez-vous c’est bon pour la planète, votre santé et le porte monnaie !

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