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Le doggy bag ? J’assume !

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Avez-vous des amis que vous avez vus, au restaurant, oser demander que leurs délicieux restes soient emballés pour les emmener et les déguster chez eux le lendemain ? Pour la plupart d’entre nous, cette requête est rare voire inexistante, même si des organisations ont pu encourager cette bonne pratique en proposant par exemple aux restaurants des emballages adaptés. La peur d’être mal vu décourage cette démarche pourtant pleine de bon sens et qui génère à la fois des économies et une réduction des déchets.

Les restaurateurs jouent un rôle clé pour dénouer cette situation malheureuse : s’ils proposaient aux convives d’emballer les restes quand il y en a, ce tabou serait levé pour bien des consommateurs. L’Etat a compris qu’un levier important était à sa disposition, à peu de frais, pour réduire les déchets. Aussi depuis le début de l’année les restaurateurs sont – suite au vote de la loi sur les biodéchets – désormais fortement incités à proposer à leurs convives de repartir avec leurs restes. La mesure pourrait faire tâche d’huile et l’objectif est ambitieux : réduire les déchets alimentaires de moitié d’ici 2025. L’année commence bien !

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Du pain à partir de variétés anciennes

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L’immense majorité des pains vendus en boulangerie ou par la grande distribution sont issus d’un blé industriel qui contient beaucoup de gluten. Mais en France une centaine de boulangers persistent à utiliser des variétés anciennes de blé qu’ils doivent donc cultiver eux-mêmes pour obtenir la farine servant à la fabrication de leur pain. Certaines des variétés qu’ils utilisent sont reconnues comme officiellement « non panifiables ». Qu’à cela ne tienne : sans chimie ni additifs, ils la transforment en un pain délicieux ! L’un de ces boulangers impliqués, Jean François Berthelot, membre du Réseau Semences Paysannes (partenaire de la Fondation Ekibio) a récupéré des graines vernaculaires dans les chambres froides de l’INRA où elles attendaient depuis le début du siècle. Ces semences lui ont permis de cultiver 40 hectares et de produire son pain.

Un reportage récent sur Jean François Berthelot et la pratique de ces paysans boulangers a suscité un engouement considérable (plus d’1,3 millions de vues) donnant à de nombreux internautes l’envie de chercher à savoir si l’un de ses paysans boulangers vend du pain près de chez eux. Choisir ce type de pain c’est encourager l’usage des variétés anciennes et les semences libres. Un levier important pour remédier à l’accaparement de ce patrimoine par une poignée de multinationales semencières. A nous de jouer !

Pour en savoir plus : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/31176/boulanger-bio-explique-pourquoi-ble-gluten-devenus-toxique

 

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De la mer à l’assiette

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Cette vidéo nous fait revivre le parcours d’une crevette, depuis le chalutier, en mer du Nord, jusqu’aux réfrigérateurs de nos foyers, en passant notamment par le Maroc. Total : 13 jours d’un voyage long de 7.000 kilomètres. Un film court produit par Arte et qui nous permet de mieux appréhender les avantages d’une alimentation plus locale et à tendance plus végétarienne.

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Un guide pratique et passe-partout

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  Nos modes de vie pressés ont, en deux générations, fait de la cuisine familiale une pratique en voie de disparition tandis que les plats préparés et autres produits très transformés ont envahi nos cuisines. Sous prétexte de faciliter la vie des citoyens cette mutation a réduit la liberté de choisir précisément le contenu de leurs assiettes. Réapprendre la cuisine et utiliser des produits peu transformés permet de se réapproprier un levier stratégique pour sauver la planète : notre alimentation. Si comme le dit Pierre Rabhi, cultiver son potager est le premier geste pour changer le monde, alors il faut aussi savoir cuisiner des aliments bruts. Mais, plus précisément : que manger pour protéger la planète et comment préparer nos repas ? C’est la question à laquelle répond le guide que nous venons de publier : « Guide de la Cuisine Ecologique : au delà des achats responsables, des réflexes écologiques, sains et économiques ».

  Ce petit ouvrage d’une quinzaine de pages se glisse partout : aussi bien dans un sac de courses que sur le plan de travail de votre cuisine. Du reste, il couvre le parcours des aliments depuis leur lieu de vente jusqu’à nos assiettes. On y découvre comment mieux évaluer ses besoins, choisir son approvisionnement, sélectionner les aliments à acheter (fruits, légumes, céréales, poissons, oeufs etc…) en fonction de critères écologiques et de santé, mais sans se ruiner. Ce guide nous montre aussi les grands principes de la confection d’un repas écologique, y compris le dosage, la cuisson et les ustensiles à utiliser. Pour l’écrire nous avons sollicité toute la science de nos parrains dont la plupart sont de grands experts. Claude Aubert (auteur de nombreux livres et co-fondateur de Terre Vivante), François Veillerette (ancien président de Greenpeace France et de Générations Future), Gilles Eric Séralini (Criigen) ou encore Philippe Desbrosses (Ferme Sainte Marthe) nous ont aidés à la rédaction de ce guide. Vous pouvez vous le procurer en le téléchargeant ici.

Régalez-vous c’est bon pour la planète, votre santé et le porte monnaie !

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Emmaüs cuisine écologique avec la Fondation Ekibio

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Le site Emmaüs de Lescar Pau est une oasis de solidarité et d’écologie, un lieu à part. Les 130 compagnons présents animent un véritable village, une microsociété vouée à la lutte contre l’exclusion : l’association accueille des personnes en grande difficulté qui retrouvent du travail grâce au tri et au recyclage. Les habitants de ce site qui génère ses propres revenus ont décidé récemment de cultiver et transformer leur propre nourriture afin d’être plus autonomes et d’avoir accès à une alimentation saine et écologique malgré leur budget très réduit. Ils ont installé une ferme de polyculture élevage sur une surface de vingt hectares et ont rapidement compris que cette opération nécessitait de pouvoir transformer leurs récoltes pour en faire des aliments savoureux. Emmaüs a alors noué un partenariat avec le Réseau Semences Paysannes qui a l’expérience nécessaire des aspects techniques et organisationnels afférents à la transformation et à la cuisine de produits fermiers.

La Fondation Ekibio a décidé d’aider au financement de la formation « Cuisiner avec des produits issus de semences paysannes » qui a notamment pour but d’enseigner la transformation de fruits et de légumes (pressoir à fruits, pasteurisation de jus, lacto-fermentation et conserverie), la panification bio avec des levains naturels (maîtrise du fournil, pétrissage, maintien et renouvellement du levain). Le programme ambitionne aussi d’apprendre aux responsables de la cantine du site à composer des assiettes végétariennes équilibrées et de saison (association céréales/légumineuses…), à cuisiner de manière savoureuse les produits de la ferme en restauration collective (avec des plantes-condiments), à préparer les variétés paysannes et des produits issus de la biodiversité cultivée (maïs, panais…). Ce programme d’envergure avec les compagnons d’Emmaüs s’inscrit parfaitement dans les objectifs de la Fondation : promouvoir les savoir-faire nécessaires pour cuisiner de manière écologique, saine et bio et ce pour toutes les catégories de la population, y compris avec un budget très serré.

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