Articles à la une

Brèves de Novembre

 

1/ La Fondation Ekibio soutient les Incroyables Comestibles.

L’intervention de François Rouillay (initiateur des Incroyables Comestibles en France) à la Bio dans les Etoiles en 2014 avait suscité un élan d’adhésion à cette initiative déjà soutenue par la Fondation Ekibio. Nous avons réitéré notre soutien : lors des Rencontres Associations & Philanthropes organisées par le 1% for the Planet France, la Fondation Ekibio a fait un don de 10 000 € remis à François Rouillay, en présence de Audrey Pulvar, Yann Arthus Bertrand, Charles Kloboukoff et Didier Perréol. Vous aussi devenez acteurs de ce mouvement en rejoignant les Incroyables Comestibles près de chez vous.

 

2/ S Eau S.

Tel est l’appel lancé – à l’occasion de la seconde phase des Etats généraux de l’alimentation – par l’UFC-Que choisir. L’association nous alerte sur la qualité de l’eau qui se dégrade encore en France. Sa campagne pointe sans ambiguïté la responsabilité de l’agriculture conventionnelle, qui répand massivement des pesticides. Pourquoi continuer à polluer les écosystèmes avec les pesticides alors même que nous connaissons leurs effets ? Ils sont présents dans la moitié des rivières françaises et dans un tiers des nappes phréatiques. Pour 31 % des nappes souterraines et 53 % des eaux de surface, la norme de qualité nécessaire pour l’eau potable (0,1 microgramme/litre) est dépassée.

 

3/ Monsanto v/s Séralini : les révélations des Monsanto Papers.

Ces documents internes rendus publics dans le cadre d’une action collective aux USA apportent la preuve irréfutable des manœuvres de Monsanto pour obtenir la rétractation de l’étude controversée du biologiste français. Cette dernière, initialement publié dans la revue Food and Chemical Toxicology, avait fait grand bruit. Mais l’article était finalement étrangement retiré un an plus tard, officiellement parce que les résultats étaient soudainement jugés peu concluants. En réalité Monsanto recourait en sous-marin à tous les moyens possibles pour faire taire ses contradicteurs.

 

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Les « Familles à Alimentation Positive »

En France la cuisine est un sujet qui touche tout particulièrement à l’identité, à la fierté. Dans ces conditions, prétendre faire évoluer les pratiques alimentaires (saison, proximité, bio etc…) peut être perçu comme une intrusion. Aussi, quelques soient les populations que l’on souhaite accompagner, les objectifs fixés et la méthodes doivent être calibrées avec délicatesse et humilité… pour espérer des résultats ambitieux. Le programme Défi familles à alimentation positives, que s’apprête à lancer le GRAINE Centre-Val de Loire (réseau régional d’éducation à l’environnement) semble avoir compris cet enjeu. L’un des signes qui permettent d’être optimiste à propos de ce programme est son choix de passer par les centres sociaux et associations locales : ils inviteront eux-mêmes les familles à participer à ce défi, afin de toucher un très large public, y compris les familles défavorisées. Il s’agit du premier Défi Familles à Alimentation Positive à l’échelle de la région Centre-Val de Loire. 150 familles du territoire seront amenées à se questionner sur leurs habitudes alimentaires, découvrir l’alimentation biologique, locale et de saison, comprendre les enjeux environnementaux et de santé liés à cette thématique et s’approprier de nouvelles pratiques. Les organisateurs parient sur une approche ludique, ancrée localement et adaptée à chaque foyer, pour la prise en compte de ces enjeux. Les objectifs visés semblent atteignables : accompagner les familles vers +30% de produits biologiques et +20% de produits locaux dans leurs achats, sans alourdir le budget qu’ils allouent habituellement à l’alimentation. Plus largement il s’agit de rendre accessible à tous la possibilité de « bien manger », d’impulser une transition alimentaire et agricole afin d’avoir un impact sur la pollution des eaux et des sols en consommant des aliments sans pesticides, mais aussi de favoriser le lien social, entre consommateurs et producteurs comme entre les consommateurs. A terme, cela pourrait aboutir à la mise en place d’AMAP, de Cantines des parents, de jardins partagés etc… Une action à suivre de prêt !

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Gaël Faure : chanteur, colibris et ardéchois

Ceux qui viennent régulièrement à la Bio dans les Etoiles – notre événement phare qui fêtera ses dix ans au printemps prochain – savent que la Fondation Ekibio a ses racines en Ardèche. Aussi nous sommes particulièrement sensibles au travail du chanteur Gaël Faure qui, à travers des textes et des musiques à la fois simples et aussi fins et subtiles que de la dentelle, nous immergent dans les paysages ardéchois et nous entraîne dans un retour à la terre, une immersion naturaliste, un voyage dont on aimerait ne pas revenir. Mais la fibre verte de cet artiste ne s’arrête pas là : il est impliqué aux côtés des Colibris et ce de manière très concrète. Il a notamment participé à la tournée « Le chant des colibris » avec Alain Souchon, Matthieu Chedid ou encore Dominique A. « Je me suis engagé auprès d’eux parce que j’étais en total accord avec leur philosophie » répond-il a la journaliste de Kaizen qui l’a récemment interrogé à ce propos. « J’ai réalisé que l’on prenait beaucoup à la terre sans forcément lui rendre, alors qu’il faut la soigner et la respecter, retrouver un rapport sain entre l’humain et la nature. Car à notre échelle, à notre manière, on peut faire notre part. » Le lien à la terre semble une composante à part entière de l’ADN du jeune chanteur qui est fils d’agriculteur et a intitulé son prochain album Regain et le premier extrait à découvrir : La saison. Pour en savoir plus, lisez son interview pour Kaizen ici et écoutez sa musique :

Gaël Faure : la musique pour questionner notre rapport au vivant

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Connaissez-vous le festival Alimenterre ?

Organisé chaque année autour d’une sélection de films et de débats il se déroule du 15 octobre au 30 novembre dans de nombreux pays. Cet événement amène les citoyens à comprendre les causes de la faim et à se mobiliser pour l’accès de tous à une alimentation suffisante et de qualité en France et dans le monde. Proche par ses choix thématiques de notre festival La Bio dans les Etoiles, il réunit ceux qui œuvrent pour une alimentation saine accessible à tous. 

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Brèves d’Octobre

Breve

 

1/ Que se passe-t-il quand on passe du conventionnel au bio ?

Greenpeace Japon a souhaité répondre à cette question en aidant une famille habituée à des repas « classiques » à franchir le pas. En mesurant le taux de pesticides présents dans l’organisme de cette mère et ses deux enfants, l’ONG a déterminé que presque tous les pesticides avaient disparu… En particulier chez les enfants qui avaient au départ un niveau particulièrement élevé de pesticides dans le sang. Une nouvelle qui ne peut pas être mauvaise pour le développement de leur cerveau très sensible aux neurotoxiques.

 

2/ Pas égaux face aux choix alimentaires.

Des études de plus en plus nombreuses montrent que nos pratiques alimentaires plus ou moins saines découlent des origines sociales et que la malbouffe frappe prioritairement les petits budgets. La dernière en date est celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Une étude d’ampleur qui analyse de manière minutieuse les comportements et habitudes alimentaires des Français. Les produits bio sont particulièrement concernés : un individu exerçant la profession de cadre ou ayant au minimum le bac en consomme deux fois plus qu’un ouvrier ayant arrêté son cursus au collège ou au lycée. L’ambition de la fondation est notamment de faire changer cette situation. C’est possible !

 

3/ Soutenons Terre de lien !

Dans le cadre de sa nouvelle campagne d’épargne solidaire la Foncière Terre de lien – qui lutte pour la préservation des terres agricoles – a mis 67.632 nouvelles actions sur le marché, au prix de 103,50 euros. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 6 millions d’euros afin de poursuivre l’achat de terres et de bâtiments agricoles destinés soutenir l’agriculture biologique. Pour ceux qui hésiteraient, il est bon de rappeler qu’en dix ans l’association a acquis 142 fermes à travers la France.
 Elle étudie 1.000 projets d’installation par an.

 

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