Brèves d’Octobre …

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1/ L’INRA loue les bienfaits de la permaculture au Bec Hellouin.

Cette ferme est un véritable modèle qui reçoit chaque année de nombreux visiteurs. Mais est-elle vraiment productive et viable économiquement ? C’est la question à laquelle, après quatre ans d’observation, le chercheur François Léger a répondu. « Réalisée en conditions réelles de production et de vente, l’étude a été menée de 2011 à 2015, indique l’INRA. A partir des données récoltées, les modélisations montrent que, en fonction du niveau d’investissement et d’intensification, 1000 m2 dégagent un revenu horaire variant de 5,4 à 9,5 € pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures. Le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 €, apparait tout à fait acceptable, voire supérieur, au regard des références couramment admises en maraîchage biologique diversifié » conclut l’Institut Nationale de la Recherche Agronomique. Une bonne nouvelle.

 

2/ Une BD bio.

Comment attirer l’attention du public sur la crise écologique ? Comment utiliser des supports inhabituels pour expliquer des enjeux aussi complexes que l’impact des OGM de manière simple ? La culture peut-elle aider à la sensibilisation aux questions d’environnement ? Depuis quelques années, Fabien Rodhain répond à ces défis à travers des pièces de théâtre à vocation pédagogiques et des bandes dessinées décryptant les enjeux de l’agriculture à travers des intrigues captivantes. Le tome 2 de sa saga familiale « Les seigneurs de la terre », intitulé « To bio or not to bio » en offre à nouveau un bon exemple : il nous plonge dans le parcours initiatique d’un jeune avocat qui se lance dans l’agriculture biologique. Son père, président de la coopérative régionale lui met des batons dans les roues, les banques renâclent à financer le projet et la terre est polluée… Rebondissements garantis !

 

3/ De bons plats et des ateliers de cuisine pour les réfugiés.

Coincée entre l’autoroute et la voie de chemin de fer non loin de Calais, le camp de La Linière a vu émerger un projet plein de bon sens : Le Recho. Une dizaine de jeunes femmes passionnées de cuisine ont installé leur camion et cuisinent pour et avec les réfugiés 150 repas le midi et 450 le soir. Pour y parvenir elles collectent les invendus des supermarchés et les dons d’une campagne de financement participatif, mais elles cuisinent aussi des plats végétariens. Une initiative qui associe anti-gaspillage et solidarité. Bravo !

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