Jus2Pom Studio

Brèves d’Octobre

Breve

 

1/ Que se passe-t-il quand on passe du conventionnel au bio ?

Greenpeace Japon a souhaité répondre à cette question en aidant une famille habituée à des repas « classiques » à franchir le pas. En mesurant le taux de pesticides présents dans l’organisme de cette mère et ses deux enfants, l’ONG a déterminé que presque tous les pesticides avaient disparu… En particulier chez les enfants qui avaient au départ un niveau particulièrement élevé de pesticides dans le sang. Une nouvelle qui ne peut pas être mauvaise pour le développement de leur cerveau très sensible aux neurotoxiques.

 

2/ Pas égaux face aux choix alimentaires.

Des études de plus en plus nombreuses montrent que nos pratiques alimentaires plus ou moins saines découlent des origines sociales et que la malbouffe frappe prioritairement les petits budgets. La dernière en date est celle de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. Une étude d’ampleur qui analyse de manière minutieuse les comportements et habitudes alimentaires des Français. Les produits bio sont particulièrement concernés : un individu exerçant la profession de cadre ou ayant au minimum le bac en consomme deux fois plus qu’un ouvrier ayant arrêté son cursus au collège ou au lycée. L’ambition de la fondation est notamment de faire changer cette situation. C’est possible !

 

3/ Soutenons Terre de lien !

Dans le cadre de sa nouvelle campagne d’épargne solidaire la Foncière Terre de lien – qui lutte pour la préservation des terres agricoles – a mis 67.632 nouvelles actions sur le marché, au prix de 103,50 euros. L’objectif est de réaliser une levée de fonds de 6 millions d’euros afin de poursuivre l’achat de terres et de bâtiments agricoles destinés soutenir l’agriculture biologique. Pour ceux qui hésiteraient, il est bon de rappeler qu’en dix ans l’association a acquis 142 fermes à travers la France.
 Elle étudie 1.000 projets d’installation par an.

 

Share Button

Le jardin bio des réfugiés

jardins-refugies-img

De la rencontre entre écologie et solidarité naissent parfois d’incroyables réalisations qui montrent que le bio ne se résume pas à une étiquette ni à une méthode agronomique. Toute l’histoire commence avec un retraité, Jacques Lenoir, ému par le sort des réfugiés qui arrivent en France, démunis. Il décide de mettre à leur disposition une parcelle de terre où ils cultivent des légumes et des herbes aromatiques. Il ne s’agit pas d’une impulsion, cet homme de 67 ans qui habite à Vichy a déjà suivi une formation pour défendre les migrants qui font appel de leur refus du droit d’asile. Il a également ouvert l’antenne d’une association luttant pour que les exilés de sa ville aient un espace juridique où se référer.

Dans sa première vie ce professionnel du bâtiment avait une situation plutôt aisée mais en 2013 tout bascule lorsqu’il échappe à la maladie et décide de se consacrer aux autres et à la terre. Outre son engagement pour les réfugiés il s’offre alors un stage chez Pierre Rabhi. Le jardin partagé des migrants est donc bio. Et ce n’est pas pour déplaire aux jardiniers soudanais, afghans ou français qui en prennent soin et cuisinent parfois les récoltes.

Le succès de cette initiative est aussi lié à l’antenne locale des « Jardins de Cocagne » qui a notamment fourni des graines, des plants, et un peu de temps pour donner de bonnes bases au jardin. Celui-ci est implanté sur un terrain de deux hectares ce qui offre de belles perspectives. Ceux qui le fréquentent se réjouissent de du calme qu’il offre. Un lieu où la nature facilite donc la rencontre et où les vichyssois ont plaisir à venir. Quand on ne jardine pas ici on joue de la musique sous les arbres et les soucis s’envolent le temps d’un chant, d’un morceau. Une histoire qui donne envie de s’engager !

Share Button

Cultivons nos toits !

CultivonsNosToits

Cultiver 300 m² de toiture en culture potagère bio sur le toit du centre de culture scientifique de Grenoble, produire une tonne de légumes en un an, les distribuer en paniers solidaires, pour un accès facile aux plus démunis et utiliser ce qui reste pour organiser des ateliers cuisines autour des bonnes pratiques alimentaires… Un tel projet pourrait sembler présomptueux s’il n’était précédé d’autres réalisations réussies et s’il n’était pas soutenu par une solide organisation bien nommée « Cultivons nos toits ! ».

Lors de ces chantiers cette association grenobloise organise également des ateliers autour de la construction des bacs de culture, de la préparation de la terre mélangée avec du compost, de la plantation et de l’entretien des potagers. Plus largement, elle accompagne les copropriétés, les collectivités publiques, les bailleurs sociaux, les promoteurs immobiliers et les entreprises à la mise en place de potagers sur les toits.

         « Un potager sur toit, c’est une partie de la production alimentaire en circuit ultra-court. C’est un espace où se retrouver avec ses collègues et/ou ses voisins pour partager une activité collective. Une activité qui permet de sortir de son quotidien et se rappeler de la place de l’environnement dans nos vies de manière presque méditative. » témoigne l’équipe de l’organisation. L’occasion de rappeler – comme nous l’avions vu au cours des débats lors de la Bio dans les Etoiles 2017 – que l’agriculture urbaine n’a pas vocation à rendre un centre ville autosuffisant : ce n’est pas réaliste sans l’approvisionnement issu des fermes péri-urbaines. Il s’agit plutôt de remettre la nature et l’agriculture au cœur de notre quotidien, de ramener la végétation dans le cœur des villes et de mobiliser les citadins sur la question des circuits courts, de l’agriculture bio, de l’accès à tous à une alimentation saine et enfin de recréer du lien sociale autour de l’alimentation écologique. Autant de sujets qui rappellent le rôle de la Fondation Ekibio : « Donner du sens à notre alimentation ».

Plus d’infos : http://cultivonsnostoits.org

Share Button

Ça chauffe dans nos assiettes

Ca-chauffe-dans-nos-aiettes« Trois domaines ont un grand bilan carbone : l’habitation, le transport et l’alimentation. Or changer de voiture, faire des travaux, c’est compliqué tandis que s’alimenter autrement, c’est à la portée de tous. » constatent Yves Leers et Jean-Luc Fessard, deux journalistes auteurs de « Ca chauffe dans nos assiettes, des recettes pour sauver le climat » préfacé par Olivier Roellinger. Un constat que pourrait reprendre la Fondation Ekibio et qui a de quoi nous inciter à changer nos habitudes alimentaires. Jean Luc Fressard – créateur de l’association « Bon pour le climat » qui rassemble des restaurateurs investis dans la cuisine à faible empreinte – a sollicité les chefs de son réseau pour créer les 18 recettes qui émaillent l’immersion écologique que ce livre propose dans nos assiettes, entre constat de l’impact de nos repas et propositions aussi gourmandes que réalistes et souvent économiques.

 

A lire : Ça chauffe dans nos assiettes. Des recettes pour sauver le climat, par Yves Leers, Jean-Luc Fessard, éditions Buchet/Chastel, 2017, 19 €.

Share Button

Brèves du mois de Septembre

breves-septembre

 

1/ L’Oscar de l’alimentation remis à Olivier De Schutter.

Pour la première fois la prestigieuse Fondation américaine James Beard a remis sa récompense à un étranger : l’ex-rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l’alimentation et professeur de droit à l’Université catholique de Louvain (UCL), également professeur à Yale, Olivier De Schutter. Ce dernier avait fait un passage remarqué à la Bio dans les Etoiles en 2015.

 

2/ Sensibiliser les enfants à l’alimentation saine.

Outre le soutien d’associations visant à améliorer l’alimentation de tous et développer les bonnes pratiques, la Fondation Ekibio sensibilise aussi ses propres salariés… et leurs enfants. Ainsi le groupe Ekibio a organisé au sein de ses locaux de Peaugres, une journée consacrée notamment à des animations autour du gaspillage, du bien manger ou du compost, mais aussi d’actions soutenues par la Fondation dont le potager bio et la permaculture. Le tout s’est terminé par un goûter bio pour développer les papilles !

 

3/ Aquitaine : un pacte pour le bio inédit en France.

Bravo à cette région qui vient de s’engager dans un « pacte d’ambition régionale pour l’agriculture biologique 2017-2020 ». Il s’agit de porter à 10% la surface cultivée en bio, contre 5% aujourd’hui, d’accroître le chiffre d’affaires du secteur à 1,2 milliard d’euros d’ici 2020, mais aussi de développer les circuits courts, notamment dans les lycées qui utiliseront 20% de produits bio. L’Etat, la Région et trois organisations agricoles ont signé ce dispositif unique en France qui s’appuie sur des aides à la conversion et au maintien ainsi qu’un accompagnement des agriculteurs et des distributeurs.

 

Share Button