Rangement contre gaspillage

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   Chaque jour – souvent sans y penser – nous rangeons dans les placards, les étagères et le frigidaire de la cuisine des aliments. Ces gestes anodins accroissent ou réduisent notre impact, tant sur l’environnement que sur notre porte monnaie : laisser se dégrader des aliments frais au fond d’un placard ou d’un réfrigérateur est l’un des gaspillages les plus fréquents. Aussi l’adoption de bons réflexes peut-elle réduire nos factures de 500 à 1500 euros par an. C’est dire la grande valeur des conseils qui suivent ! Au réfrigérateur mettez les produits achetés au fond et les moins récents en évidence devant pour les consommer en priorité (premier arrivé premier sorti). De même placez en bas du frigidaire les fruits et les légumes (périssables, mais qui perdent leur goût à température trop basse), puis le poisson et la viande à l’étage au dessus. Au milieu et en haut se trouveront les oeufs, les produits laitiers, les restes, la charcuterie, les gâteaux. Quant à la porte, elle est réservée aux produits moins sensibles : moutarde, confiture, beurre et boissons.

   Soyez particulièrement attentifs à la délicate conservation des restes : les pâtes se conservent 48 heures, les légumes cuits 24 heures et la viande cuite 48 heures maximum. Quant au congélateur, pour y voir plus clair disposez les produits dans des boites ou emballages hermétiques en indiquant sur les plats maison la date de péremption : viandes et poissons gras pourront se conserver 6 mois et jusqu’à 9 mois s’ils sont maigres. Comptez jusqu’à 18 mois pour les fruits et légumes. Enfin rappelez-vous de ne jamais recongeler les aliments décongelés. Vous le saviez mais cela va mieux en le disant !

Toques éthiques

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Six équipes de trois à quatre cuisiniers amateurs chapeautées par un professionnel relèvent un défi : confectionner un plat ou un dessert ayant un faible impact écologique tout en respectant un budget. Tel est le pitch des « Toques éthiques », une initiative pleine de bon sens à l’heure où une partie importante de la solution à la crise climatique tient en réalité dans notre assiette. Nos parrains Laurence Salomon et Claude Aubert et notre amie Christine Viron (La Bio d’Ici) sont impliqués dans ce projet aussi pertinent que savoureux.

Il s’agit de montrer tout le potentiel qu’offre la cuisine écologique y compris pour les petits budget. Mais pour s’orienter vers les bonnes pratiques culinaires, encore faut-il connaître les savoir-faire nécessaire, cela n’a pas échappé aux organisateurs. Recrutés dès le mois de juin les candidats doivent se former avant d’entrer en scène. Nutritions, ateliers de cuisine économe, sensibilisation aux circuits courts, tour de mains etc… Sortis de cet mini-formation, les cuisiniers amateurs doivent avoir fait le tour de tous les aspects de la cuisine écologique et saine.

Fin septembre ils sont entrés en cuisine pour l’heure de vérité. Le verdict a été rendu tant du point de vue de l’environnement que sur des critères gustatifs : la Toque d’Or et le Prix du public ont été remis aux « Inséparables  » et leurs « Quenelles de truite et velouté façon Pachna ». La Toque d’Argent a été remportée par les « Agitateurs de papilles » et leur « Infusion gourmande des cimes ». Qu’on se le dise : sans plaisir gustatif pas de changement de comportements !

Pour en savoir plus : http://www.prioriterre.org/ong/particuliers/a3432/le-climat-dans-nos-assiettes.html

Sur les traces des aliments écologiques

La bande annonce de « Regards sur nos assiettes » est prometteuse : six étudiants en géographie et ingénierie d’espace rural remontent les filières de plusieurs aliments. Ils découvrent d’une façon spontanée l’envers de l’assiette et étudient les impacts de nos choix de consommation. Le spectateur se laisse porter par la fraîcheur et le détachement de ce documentaire qui, pour ne rien gâcher, ne s’interdit pas l’humour.

 

L’écologie sur le devant de la scène

regis-marconLa prise de conscience des citoyens sur les thèmes de l’alimentation et de l’écologie s’accélère. Cette tendance se manifeste à travers des signes aussi variés que la présence accrue de ces thématiques dans les médias ou le choix d’aliments bio dans les repas des citoyens, des cantines et des restaurants. Ici à la Fondation Ekibio le succès de notre festival (merci à tous!) et le nombre croissant de lecteurs de cette newsletter témoignent aussi de cette accélération. L’agenda de nos parrains est un autre signe qui ne trompe pas : les adeptes du bio sont recherchés et actifs.

Régis Marcon a récemment confirmé qu’une Cité de la Gastronomie ouvrira sous son égide à Lyon, en 2018. Elle comprendra notamment 900 mètres carrés de marchés de terroirs, 2900 mètres carrés d’espaces destinés à des ateliers de cuisine et des conférences et 2700 mètres carrés de commerces. Régis Marcon a réitéré avec ferveur son attachement à la cuisine bio, lors de la dernière Bio dans les Etoiles et les citoyens lyonnais devraient donc trouver à la Cité de la Gastronomie des produits bio et locaux et des ateliers pour apprendre les gestes quotidiens d’une cuisine plus écologique. Notre parrain Eric Julien lance quant à lui une série d’événements dont une traversée à la voile à la rencontre des Indiens Kogis en vue de mieux faire connaître les valeurs de ce peuple resté en prise directe avec la nature, y compris dans leurs habitudes alimentaires (lien vers site du projet). De son côté, le président de la Fondation Didier Perréol continue de porter la voix de l’alimentation bio, que ce soit auprès du grand public avec la sortie de son nouveau livre « Entreprendre pour un nouveau monde » qu’à travers ses prises de paroles et ses mandats : il vient d’être élu à la tête de l’Agence Bio, Groupement d’Intérêt Public dont les missions sont de contribuer au développement et à la promotion de l’agriculture biologique française.

Puissent ces acteurs du changement faire avancer la cause écologique et notamment l’alimentation, à l’approche d’un sommet climatique où il n’a jamais été autant question des relations entre notre cuisine quotidienne et le climat.  

La Fondation lance un appel

cuisineQue se passe-t-il lorsque les adhérents d’une Amap ont dans leur panier des légumes d’hiver qu’ils ne savent pas cuisiner et qu’ils jettent faute de savoir-faire culinaire ? Que se passe-t-il lorsque des adeptes du bio continuent à pratiquer un régime où la viande rouge est omniprésente ? Dans les deux cas leur objectif de réduire leur impact sur la planète n’est pas atteint par manque de connaissances sur la cuisine écologique. Ces méthodes offrent la possibilité de préparer des repas meilleurs pour la santé, l’environnement et permettent de manger sain et bio à budget équivalent, ce qui est crucial. Ce constat est de plus en plus unanime : depuis deux décennies, les modes de vie ont fait disparaître beaucoup de nos savoir-faire. Les associations qui remédient à cela de manière concrète et pratique – notamment par l’apprentissage de choix et de gestes culinaires lors d’ateliers – sont de plus en plus nombreuses… et ont besoin de moyens pour répondre aux sollicitations des écoles, des maisons de quartier et autres collectivités.

Pour amplifier notre aide à ce type d’actions nous avons donc décidé d’émettre un appel à projet pour nous mettre en contact avec les acteurs associatifs de ce secteur et les soutenir. Cet appel précise les critères à remplir pour que nous puissions étudier les demandes de financement. N’hésitez pas – surtout si vous habitez en Ardèche ou en région Rhône Alpes – à faire connaître cet appel qui s’adresse tout particulièrement aux porteurs de projets locaux. Vous êtes une association ? Vous sensibilisez les citoyens aux bonnes pratiques culinaires à travers des animations pratiques ? Vous intervenez dans les quartiers défavorisés pour que tous les citoyens aient accès à une alimentation saine ? Alors vous êtes les bienvenus pour répondre à cet appel en respectant scrupuleusement les critères proposés.