Brèves de Mars

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1/ La Bio dans les Etoiles

Les 6 et 7 avril à l’occasion de la Bio dans les Etoiles qui se déroulera au Théâtre d’Annonay, venez rencontrer Rob Hopkins, emblème du film Demain et initiateur des Villes en Transition, Olivier Roellinger grand chef étoilé et engagé, Marion Gervais réalisatrice d’Anaïs s’en va-t-en guerre, mais aussi Marc Dufumier, Philippe Desbrosses et bien d’autres. Conférences, dégustations, ateliers, dédicaces, food trucks : outre les invités exceptionnels c’est une grande fête à laquelle vous êtes conviés. Les entrées sont gratuites mais les réservations conseillées.

Plus d’informations : http://www.labiodanslesetoiles.com/

 

2/ Un supermarché locavore

Dans ce supermarché bio on ne trouve que des produits locaux (moins de 50 km) et régionaux (moins de 150 km) : les initiateurs estiment qu’en moyenne, les références vendues ont été produites dans un périmètre de 40 km autour du magasin. Pourtant Locavorium – cette nouvelle enseigne située dans la région de Montpellier – propose plus de 1 500 références et soutient 140 producteurs. Autre différence majeure avec la grande distribution classique : la presque totalité du prix de vente est reversée aux producteurs… et forcément le consommateur s’y retrouve également. Cette entreprise innovante pourrait être retenue parmi les 100 initiatives exemplaires sélectionnées par RESOLIS, Sciences Po et l’Association des Régions de France !

 

3/ La bio confirme sa place dans nos panier.

Les chiffres publiés récemment par l’Agence Bio, révèlent une avancée historique. Quelques années en arrière nul n’aurait parié sur une telle évolution et une prise de conscience si rapide chez une grande partie des citoyens. La part de l’alimentation bio a progressé de 20% en un an dans le panier des consommateurs français. De même le nombre de fermiers bio a cru de 12 % en un an. Ils sont désormais 32 326. Autre bonne nouvelle : la surface agricole engagée dans l’agriculture biologique a augmenté de 16 % en 2016 et totalise ainsi plus de 1,5 million d’hectares, soit 5,7 % de la surface agricole utile.

Appel au droit à bien manger

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« Nous vivons aujourd’hui une véritable fracture alimentaire. Tandis qu’une frange privilégiée de la population a accès à une éducation du goût et à des produits de qualité, la majorité des citoyens est soumise à un paysage de consommation dicté par la grande distribution. Cette fracture est certes largement liée au niveau des revenus du foyer et aux catégories sociales, mais elle est aussi profondément culturelle. Elle est liée à une certaine idée de la place de l’alimentation dans la vie, à une culture des goûts qui se construit dès l’enfance, à un savoir-faire qui se transmet ou s’apprend, à une cuisine du quotidien rapide, goûteuse, et saine. »

Telle est l’introduction de l’Appel au droit à bien manger lancé par quelques personnalités dont Olivier Roellinger et le collectif A tabula. Un appel qui a retenu notre attention et que nous vous invitons à signer tant il recoupe les engagements de la Fondation Ekibio. En effet, comme l’explique la suite de cet appel : « Une autre fracture sépare le monde agricole des consommateurs. L’industrialisation massive de l’agriculture française aboutit à ce paradoxe : la plupart des agriculteurs, soumis à la culture intensive, ne nourrissent plus leurs concitoyens. La course à la productivité, à l’export, et aux tarifs les plus bas, a eu pour conséquence l’anéantissement de l’agriculture vivrière de nombreux pays. Peut-on accepter que nos enfants et petits-enfants ne disposent ni de la qualité, ni de la diversité alimentaire qui sont encore fragilement les nôtres aujourd’hui ? Peut-on accepter que notre alimentation et ses modes de production soient cancérigènes et sources de maladies quand elle devrait apporter santé et bien- être ? Peut-on accepter de léguer aux générations futures des territoires pollués? Comme tant d’espèces animales en voie de disparition, des milliers de variétés de fruits, légumes et poissons, sont progressivement rayés de notre carte alimentaire. Nous ne pouvons nous résigner à manger ce menu unique, offrant pour seule abondance des produits uniformisés et insipides, au détriment de notre santé. »

Lisez cet appel dans son ensemble, faites le connaître autour de vous et venez rencontrer certains de ses signataires à La Bio dans les Etoiles, les 6 et 7 avril à Annonay. Le droit au bien manger pour tous les citoyens n’est ni un luxe ni une utopie : il est possible et impératif de mettre en place des actions concrètes pour défendre une alimentation goûteuse et saine, ainsi qu’une agriculture qui soit durable pour ses producteurs comme ses consommateurs, pour les hommes comme pour la Terre.

Signez l’appel ici : http://www.atabula.com/appel-au-droit-a-bien-manger/

Leur action change le monde : rencontrez les à La Bio dans les Etoiles

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La Fondation Ekibio a l’immense chance d’être entourée d’un réseau de personnes et d’organisations qui ne se contentent pas de déplorer la crise écologique, mais agissent de manière concrète et pragmatique pour qu’une véritable transition s’opère. Une grande partie d’entre eux seront présents à la Bio dans les Etoiles sur les stands installés sur la Place des Cordeliers. Vous pourrez découvrir tout le génie des outils utilisés en permaculture avec Les Jardins de Montalivet, fabriquer des crêpes à partir de grains de blé avec La Soupape, gouter du pain paysan issu de semences libres avec Semences Paysannes, participer à un atelier culinaire avec Angélique Ponçonnet ou à un jeu de reconnaissance culinaire avec Agrobioardèche… Venez nombreux au théâtre d’Annonay et sur la place des Cordeliers les 6 et 7 avril rencontrer ces organisations formidables qui œuvrent à sensibiliser le grand public à l’intérêt de développer une agriculture locale et vivrière, de cuisiner des produits bruts et sains, à la possibilité de cuisiner bio à budget constant…

http://www.labiodanslesetoiles.com

Le potager de mon grand père

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Ceux qui ont vu ce film savent à quel point il est touchant. C’est pourquoi nous avons souhaité le projeter à l’occasion de la Bio dans les Etoiles les 6 et 7 avril au théâtre d’Annonay. Le scénario ? Un grand père décide de se remettre à jardiner afin d’oublier la perte de sa femme. Son petit-fils (le réalisateur Martin Esposito) le filme en train de travailler dans son potager, de la graine à la récolte. De ses mains expertes et sans pesticides, l’homme de 85 ans parvient à faire pousser des quantités de magnifiques légumes. Le décor et le contexte finalement banals sont une toile de fond idéale pour mettre en relief un trésor de savoir-faire, d’humilité et de pratiques ancestrales. Le tout est ponctué de fou-rires tant le personnage du grand père est truculent, tout comme sa relation avec son fils réalisateur venu là avec ses a priori citadins. Un magnifique moment que nous vous invitons à partager.

La Bio dans les Étoiles 2017

Brèves de Janvier …

FermeDAvenir

 

1/ Plaidoyer Fermes d’Avenir : demandez le programme !

Plaidoyer Fermes d’Avenir : demandez le programme ! Après un an de recherches, de rencontres et de retours d’expériences, l’association Fermes d’Avenir publie un plaidoyer de 150 pages pour connaître les meilleurs leviers possibles pour changer d’agriculture. Ce travail a permis d’identifier 10 propositions de lois qui permettraient de changer plus rapidement nos modèles de productions. Ces propositions concrètes ont pour objectif de repenser notre alimentation et la production sur les territoires, pour déployer des pratiques responsables, à même de préserver notre santé, nos emplois, et de régénérer les écosystèmes.
À lire : https://www.fermesdavenir.org/journal/plaidoyer/

 

2/ L’alimentation est responsable de la chute du nombre des espèces animales

L’alimentation est responsable de la chute du nombre des espèces animales et de la biodiversité. « Les populations de vertébrés – poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles – ont chuté de 58% entre 1970 et 2012. Et si nous ne faisons rien pour inverser la tendance, ce déclin pourrait continuer à s’aggraver jusqu’à atteindre 67% d’ici 2020 » annonçait dernièrement le WWF. Certes, mais en quoi cela concerne-t-il notre assiette ? Le lien est direct insistent les rédacteurs du rapport Planète Vivante. En d’autres termes, le choix de ce que nous mangeons conditionne la disparition d’animaux tels que les rhinocéros. En cause l’agriculture intensive, responsable de la déforestation et donc de la disparition des zones naturelles où peuvent se reproduire et croître de multiples espèces. L’alimentation carnée – souvent symbole de progrès social et de qualité de vie – est tout particulièrement visée.

 

3/ Une étude inédite en France confirme les bienfaits du bio.

L’agriculture conventionnelle génère des coûts cachés (nettoyages des eaux polluées, chômage, maladies…) dont l’Etat ne tient pas encore compte. Envisageant l’hypothèse d’un soutien public à l’agriculture biologique – qui, elle, a en revanche un impact bénéfique – le Ministère de l’Agriculture a commandé une étude à l’Institut technique de l’agriculture biologique, avec l’appui de l’INRA. Pour la première fois en France, elle quantifie les avantages et les inconvénients du bio dans les domaines de l’environnement, de la santé et de l’impact social. Celle-ci confirme très largement les bienfaits de l’agriculture bio : création d’emplois, moindre pollution, plus faible consommation d’énergie, impact réduit sur la biodiversité…