Archives mensuelles : mars 2016

Le 15 avril à Annonay « le bonheur est dans l’assiette ! »

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Notre festival « La Bio dans les Etoiles » a choisi pour sa huitième édition d’explorer les confins de l’alimentation, de la psychologie et de la philosophie pour comprendre comment manger peut contribuer à notre bonheur (au delà du fait de se nourrir). Cette question sera au cœur des conférences du 15 avril – dans le magnifique Théâtre d’Annonay (Ardèche) – dont une rencontre inédite entre Thierry Janssen (psychothérapeute auteur de plusieurs best-sellers sur le bonheur et ancien chirurgien) et le pionnier de l’agro-écologie Pierre Rabhi.

Quelle importance a le plaisir de manger pour notre équilibre émotionnel? Pourquoi les spiritualités prétendent que certains régimes rendent plus serein ? Comment se faire plaisir de manière écologique mais économique ? Ces questions seront traitées de bien des façons. Tout d’abord de la manière la plus directe et la plus concrète qui soit, à travers la présence de food trucks vendant une petite restauration bio, locale, de saison et gourmande. Une dégustation participative sera également mise en scène dans le théâtre par Laurence Salomon, grande cheffe spécialiste d’une cuisine écologique qui permet de se nourrir bio dans dépenser plus. Le philosophe Patrick Viveret, la nutritionniste et voyageuse France Guillain, et la réalisatrice Camille Labro également journaliste au Monde font aussi partie de ceux qui viendront s’exprimer en tables rondes ou à l’issue d’une projection. Attention : toutes les conférences, projection ou dégustation du 15 avril sont gratuites ! Il est donc conseillé de réserver sans tarder.

Mais que serait le thème du bonheur sans un bon fou rire et une bouffée d’énergie positive en guise d’introduction ? Cette année deux soirées ont été ajoutées au festival, toutes les deux organisées au Théâtre d’Annonay. Le 13 avril Pascal Légitimus (autrefois membre des Inconnus) vient présenter son nouveau one man show où il est question de l’amour, l’infidélité, la peur, le bio, les pigeons, la psychanalyse, les banquiers, les malhonnêtes, les très méchants… « Bref, tout ce qui fait que la vie est vraiment chouette ! » nous dit l’humoriste. Le 14 avril aura lieu une projection du film Demain, le brillant documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion – récemment césarisé – qui montre que partout dans le monde des solutions existent pour résoudre la crise écologique et que nous pouvons agir ensemble ici et maintenant, tout particulièrement en faisant de notre assiette un levier d’action. Pour en parler avec nous à la Bio dans les Etoiles réservez dès maintenant ici  !

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Manger bio et local pour deux fois rien

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Fondée en 1992 par une cinquantaine de producteurs, l’association Agri Bio Ardèche avait au départ l’objectif de faire reconnaitre le bio comme un mode de production respectueux de l’homme et de l’environnement. En 23 ans, cet effectif s’est largement développé (640 adhérents aujourd’hui) ainsi que ses missions qui s’orientent notamment sur la sensibilisation dans les écoles, des familles et d’un public en précarité sociale et économique. Cette démarche s’est par exemple incarnée à l’occasion du projet « Familles à alimentation positive » l’année dernière : accompagnés par Agri Bio Ardèche un groupe d’habitants du secteur de Beauchastel et Saint Sauveur de Montagut, comprenant notamment des personnes en précarité, ont mis en place un jardin partagé et réalisé des commandes groupées d’aliments bio et locaux, en lien avec leur Centre Social.

Cette orientation a convaincu la Fondation Ekibio d’apporter son aide à Agri Bio Ardèche en particulier pour financer l’organisation d’ateliers pratiques. Ces animations qui se dérouleront sur le bassin d’Annonay apprennent à concevoir autrement son alimentation en comprenant les intérêts gustatifs et nutritionnels des produits bio. Oui mais comment faire lorsqu’on a peu de moyens ? Ces modules transmettent justement les bonnes pratiques nécessaires pour qu’une telle alimentation soit possible à budget réduit : acheter en circuit court, introduire des protéines végétales (céréales et légumineuses) dont le coût est plus modéré que l’habituelle trilogie viande/poissons/œufs, réduire le gaspillage etc… Les animateurs apprennent aussi aux participants à cuisiner les produits issus du groupement d’achat bio local et solidaire d’Annonay appelé «Sac’so» et géré par des bénévoles, avec l’appui du Centre Social de la ville. Ces ateliers captivants et ludiques sont co-animés par Agri Bio Ardèche et un diététicien nutritionniste.

La Fondation Ekibio soutient de nombreux autres projets. Les critères à remplir sont consultables sur notre appel à projet ici : (http://fondation-ekibio.com/proposer-un-projet/). Nous cherchons notamment des écoles en Région Rhône Alpes qui ont un potager et qui souhaitent organiser des ateliers pour apprendre à cuisiner leurs récoltes. Vos demandes sont les bienvenues !

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Mes conserves artisanales

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Vous disposez d’une cave, d’un grenier, d’une remise ou d’un jardin ? Pourquoi ne pas en profiter pour pratiquer les nombreuses méthodes de conservations artisanales et économes dont certaines existent depuis si longtemps ? Une cave fraîche humide et bien aérée, un garage ou un cellier permettent par exemple de conserver des pommes, les pommes de terre et des choux. Certains légumes racines peuvent aussi être remisés dans une caisse remplie de sable, de terre bien sèche ou de tourbe. Quant à l’ail et aux oignons une fois tressés ils peuvent être suspendus au grenier.

La préparation de conserves pasteurisées est une autre option qui prend plus de temps. Elle permet aux potagistes de conserver leurs surplus pour les déguster en hiver mais elle nécessite de suivre scrupuleusement une méthode : avant de s’y mettre mieux vaut consulter un ouvrage tel que « Les conserves naturelles des 4 saisons », aux éditions Terre Vivante ou un site spécialisé, c’est plus prudent.

Il existe aussi d’autres techniques telles que le séchage des fruits ou des légumes, qui peut se faire au soleil tout simplement. La conservation dans l’huile (fromages de chèvre, tomates séchées…), la lactofermentation (choucroute), la conservation dans le vinaigre (oignons), les sirops et confitures (fruits) sont d’autres pratiques trop peu répandues. Comme la pasteurisation, les risques existent et l’application d’une méthode est essentielle. Tous en cuisine !

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Acheter moins et mieux

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Telle est la tendance forte que semblent suivre un nombre croissant de consommateurs. Une bonne nouvelle annoncée par une récente étude du panéliste Kantar WorldPanel. Les chiffres obtenus montrent que, dans le secteur alimentaire, casser les prix ne suffit plus à la grande distribution pour enrayer la désaffection de sa clientèle. Le prix n’est plus le critère tout puissant qu’il était auparavant : le baisser ne suffit plus à gonfler les volumes vendus. Cette variable n’arrive qu’en sixième position pour déterminer le choix d’une enseigne, loin derrière la proximité. «  Il y a une cassure depuis 2008, avec une moindre sensibilité prix » complète Gaëlle Le Floch, directrice des études stratégiques chez Kantar. Elle constate parallèlement un engouement des consommateurs pour les produits sains, naturels et de qualité. Plus précisément les économies réalisées sur les prix en baisse sont réinvesties dans des articles de meilleure qualité. Cela relève d’une transition de la quantité vers la qualité, la santé et l’environnement. Les consommateurs ne sont plus dupes et connaissent de mieux en mieux les couts sociaux, écologiques et sanitaires que cachent les fameux « prix cassés » : les délocalisations et les crises agricoles provoquent la précarité, l’agriculture intensive souille les sols et nuit à notre santé. Or ces nuisances ont un prix qui, s’il n’est pas payé en caisse par le consommateur, se retrouvera in fine au bas de sa feuille d’impôts. La prise de conscience dont témoigne cette étude est un bon présage pour l’avenir !

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Prends en de la graine !

L’association Agronomes et Vétérinaires Sans Frontières (AVSF) vient de mettre en ligne une vidéo. Son contenu nous explique sur le mode « Un gars une fille » (ici Victor et Prune) les raisons de se mobiliser pour la liberté des semences paysannes. Un spot réussi qui incite à signer la pétition mise en ligne par l’association. Apportons notre soutien !

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