Archives mensuelles : janvier 2016

Planter les graines d’une autre alimentation

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Toute l’équipe de la Fondation vous souhaite une année épanouissante et engagée. Que 2016 soit à la fois heureuse, écologique, solidaire et gourmande !

Nous avons vécu une fin d’année 2015 où se côtoyaient des événements tragiques, mais aussi de belles réussites et des temps forts. Ainsi la COP21 a été pour la Fondation un moment intense : une occasion de mobiliser la société civile et les leaders d’opinion autour du lien entre notre assiette et le réchauffement climatique. Nos missions permettent précisément à ceux qui le souhaitent de réduire leur impact sur le climat, tout en préservant leur santé et le porte-monnaie. Ainsi Didier Perréol a témoigné de son parcours et de son engagement pour une meilleure alimentation à l’UNESCO, à l’occasion d’un événement prestigieux : l’Université de la Terre. Puis la Fondation a co-organisé un rassemblement initié par Vandana Shiva : « Garden of hope », les Jardins de l’Espoir. Elle souhaitait mettre en valeur le rôle joué par l’alimentation issue des graines libres (voir aussi la rubrique Ca marche ailleurs) et de l’agriculture urbaine. Alors que toutes les personnalités se pressaient de conférence en conférence depuis quelques jours, Vandana Shiva, avec l’aide de l’association Solidarités, de la Fondation Ekibio, de La Villette et d’Actes Sud a appelé un panel de leaders d’opinion a venir semer symboliquement quelques plantes dans les Jardins Passagers de La Villette. Ce rendez-vous fût également l’occasion de lancer le Pacte Citoyen pour la Terre (voir au bas de cet article).

José Bové, Corinne Lepage, Rob Hopkins, Julien Bayou, Cyril Dion, Philippe Desbrosses, William Vidal et une centaine d’autres leaders d’opinion et de journalistes se sont réunis pour participer à ce grand moment plein de ferveur : après quelques prises de paroles et une séance de jardinage, le chanteur tibétain Tenzin Choegyal a fait monter vers le ciel parisien une mélopée venue du toit du monde. Un moment très particulier tant la voix de ce chanteur suffit à évoquer ces paysages où la nature domine encore. Ensuite les convives se sont retrouvés autour d’un buffet offert par la Fondation, avant d’assister à une magnifique conférence dans la Grande Halle de La Villette réunissant notamment Paul Watson, Vandana Shiva et Rob Hopkins. Les initiatives positives étaient à l’honneur une fois encore et le public est parti rechargé d’une énergie indispensable pour contribuer à sauver la planète et l’humanité.

Pour signer le Pacte Citoyen Pour le Terre : http://www.solidarite.asso.fr/Lancement-Pacte-citoyen-pour-la

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Mobiliser les étudiants et les jeunes

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Les clichés ont parfois la vie dure. La Fondation Ekibio en a récemment fait l’expérience en rencontrant l’association Générations Cobayes. Persuadés que les étudiants sont accaparés par leurs examens et/ou leurs passions du moment (la musique, le sport, les rencontres, la fête…) nous avions sous-estimé leur intérêt pour le contenu de leurs assiettes. Il a fallu revenir sur nos préjugés : non, les jeunes ne se contentent pas d’un plat de nouilles trop cuites ou d’une pizza surgelée. Les étudiants du 21ème siècle n’acceptent plus de manger n’importe quoi ni, plus largement, de consommer sans réfléchir. Le dynamisme de l’association Générations Cobayes témoigne pleinement de cet engouement. Ce mouvement rassemble de jeunes consommateurs qui « ne veulent pas être pris pour des c… cobayes ! ». Ils souhaitent se mobiliser sur le thème des liens entre pollution environnementale et santé, mais aussi interpeller les décideurs, le tout grâce notamment à la force de l’humour. Mais une fois cette sensibilisation faite auprès des jeunes, comment peuvent-ils mettre le message en pratique ? Comment cuisiner de manière écologique et saine avec les moyens réduits d’un étudiant et une cuisine minuscule ? Parvenue à ce point de la réflexion la Fondation Ekibio a réalisé que les étudiants représentent bel et bien un public privilégié pour notre mission, à savoir sensibiliser les citoyens aux enjeux de l’alimentation et particulièrement via des ateliers culinaires qui permettent de manger de manière saine sans dépenser plus ni recourir à des outils complexes ou des recettes élaborées.

L’attrait des jeunes pour les connaissances en cuisine écologique s’est confirmé lorsque nous avons proposé aux associations Générations Cobayes et La Soupape d’inviter leurs adhérents à une dégustation participative géante. Une réponse positive et massive a sonné haut et clair. Pour faire honneur à cet enthousiasme, nous nous sommes tournés vers l’une des meilleures cheffes en matière de cuisine écologique : Laurence Salomon. Elle donnera donc un show culinaire dans le magnifique théâtre d’Annonay à l’occasion de notre festival, la Bio dans les Etoiles le 15 avril 2016. L’occasion pour les étudiants et tous les autres de remettre un peu de gourmandise, d’écologie, de santé – bref de bonheur – dans leur assiette. Nous aurons bientôt l’occasion de vous révéler le programme complet de cette édition dont le thème général est… « Le bonheur est dans l’assiette ». Pierre Rabhi, Thierry Janssen, France Guillain, Patrick Viveret, Camille Labro (Le Monde), Aurélie Godefroy (France 2) et bien d’autres invités questionneront le lien entre l’alimentation, notre équilibre émotionnel et le rôle de l’écologie dans cette alchimie. Un thème riche aux confins de la cuisine, de la philosophie et de la psychologie. A vos agendas !

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Le doggy bag ? J’assume !

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Avez-vous des amis que vous avez vus, au restaurant, oser demander que leurs délicieux restes soient emballés pour les emmener et les déguster chez eux le lendemain ? Pour la plupart d’entre nous, cette requête est rare voire inexistante, même si des organisations ont pu encourager cette bonne pratique en proposant par exemple aux restaurants des emballages adaptés. La peur d’être mal vu décourage cette démarche pourtant pleine de bon sens et qui génère à la fois des économies et une réduction des déchets.

Les restaurateurs jouent un rôle clé pour dénouer cette situation malheureuse : s’ils proposaient aux convives d’emballer les restes quand il y en a, ce tabou serait levé pour bien des consommateurs. L’Etat a compris qu’un levier important était à sa disposition, à peu de frais, pour réduire les déchets. Aussi depuis le début de l’année les restaurateurs sont – suite au vote de la loi sur les biodéchets – désormais fortement incités à proposer à leurs convives de repartir avec leurs restes. La mesure pourrait faire tâche d’huile et l’objectif est ambitieux : réduire les déchets alimentaires de moitié d’ici 2025. L’année commence bien !

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Du pain à partir de variétés anciennes

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L’immense majorité des pains vendus en boulangerie ou par la grande distribution sont issus d’un blé industriel qui contient beaucoup de gluten. Mais en France une centaine de boulangers persistent à utiliser des variétés anciennes de blé qu’ils doivent donc cultiver eux-mêmes pour obtenir la farine servant à la fabrication de leur pain. Certaines des variétés qu’ils utilisent sont reconnues comme officiellement « non panifiables ». Qu’à cela ne tienne : sans chimie ni additifs, ils la transforment en un pain délicieux ! L’un de ces boulangers impliqués, Jean François Berthelot, membre du Réseau Semences Paysannes (partenaire de la Fondation Ekibio) a récupéré des graines vernaculaires dans les chambres froides de l’INRA où elles attendaient depuis le début du siècle. Ces semences lui ont permis de cultiver 40 hectares et de produire son pain.

Un reportage récent sur Jean François Berthelot et la pratique de ces paysans boulangers a suscité un engouement considérable (plus d’1,3 millions de vues) donnant à de nombreux internautes l’envie de chercher à savoir si l’un de ses paysans boulangers vend du pain près de chez eux. Choisir ce type de pain c’est encourager l’usage des variétés anciennes et les semences libres. Un levier important pour remédier à l’accaparement de ce patrimoine par une poignée de multinationales semencières. A nous de jouer !

Pour en savoir plus : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/31176/boulanger-bio-explique-pourquoi-ble-gluten-devenus-toxique

 

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De la mer à l’assiette

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Cette vidéo nous fait revivre le parcours d’une crevette, depuis le chalutier, en mer du Nord, jusqu’aux réfrigérateurs de nos foyers, en passant notamment par le Maroc. Total : 13 jours d’un voyage long de 7.000 kilomètres. Un film court produit par Arte et qui nous permet de mieux appréhender les avantages d’une alimentation plus locale et à tendance plus végétarienne.

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