Archives mensuelles : juin 2015

L’écologie sur le devant de la scène

regis-marconLa prise de conscience des citoyens sur les thèmes de l’alimentation et de l’écologie s’accélère. Cette tendance se manifeste à travers des signes aussi variés que la présence accrue de ces thématiques dans les médias ou le choix d’aliments bio dans les repas des citoyens, des cantines et des restaurants. Ici à la Fondation Ekibio le succès de notre festival (merci à tous!) et le nombre croissant de lecteurs de cette newsletter témoignent aussi de cette accélération. L’agenda de nos parrains est un autre signe qui ne trompe pas : les adeptes du bio sont recherchés et actifs.

Régis Marcon a récemment confirmé qu’une Cité de la Gastronomie ouvrira sous son égide à Lyon, en 2018. Elle comprendra notamment 900 mètres carrés de marchés de terroirs, 2900 mètres carrés d’espaces destinés à des ateliers de cuisine et des conférences et 2700 mètres carrés de commerces. Régis Marcon a réitéré avec ferveur son attachement à la cuisine bio, lors de la dernière Bio dans les Etoiles et les citoyens lyonnais devraient donc trouver à la Cité de la Gastronomie des produits bio et locaux et des ateliers pour apprendre les gestes quotidiens d’une cuisine plus écologique. Notre parrain Eric Julien lance quant à lui une série d’événements dont une traversée à la voile à la rencontre des Indiens Kogis en vue de mieux faire connaître les valeurs de ce peuple resté en prise directe avec la nature, y compris dans leurs habitudes alimentaires (lien vers site du projet). De son côté, le président de la Fondation Didier Perréol continue de porter la voix de l’alimentation bio, que ce soit auprès du grand public avec la sortie de son nouveau livre « Entreprendre pour un nouveau monde » qu’à travers ses prises de paroles et ses mandats : il vient d’être élu à la tête de l’Agence Bio, Groupement d’Intérêt Public dont les missions sont de contribuer au développement et à la promotion de l’agriculture biologique française.

Puissent ces acteurs du changement faire avancer la cause écologique et notamment l’alimentation, à l’approche d’un sommet climatique où il n’a jamais été autant question des relations entre notre cuisine quotidienne et le climat.  

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La Fondation lance un appel

cuisineQue se passe-t-il lorsque les adhérents d’une Amap ont dans leur panier des légumes d’hiver qu’ils ne savent pas cuisiner et qu’ils jettent faute de savoir-faire culinaire ? Que se passe-t-il lorsque des adeptes du bio continuent à pratiquer un régime où la viande rouge est omniprésente ? Dans les deux cas leur objectif de réduire leur impact sur la planète n’est pas atteint par manque de connaissances sur la cuisine écologique. Ces méthodes offrent la possibilité de préparer des repas meilleurs pour la santé, l’environnement et permettent de manger sain et bio à budget équivalent, ce qui est crucial. Ce constat est de plus en plus unanime : depuis deux décennies, les modes de vie ont fait disparaître beaucoup de nos savoir-faire. Les associations qui remédient à cela de manière concrète et pratique – notamment par l’apprentissage de choix et de gestes culinaires lors d’ateliers – sont de plus en plus nombreuses… et ont besoin de moyens pour répondre aux sollicitations des écoles, des maisons de quartier et autres collectivités.

Pour amplifier notre aide à ce type d’actions nous avons donc décidé d’émettre un appel à projet pour nous mettre en contact avec les acteurs associatifs de ce secteur et les soutenir. Cet appel précise les critères à remplir pour que nous puissions étudier les demandes de financement. N’hésitez pas – surtout si vous habitez en Ardèche ou en région Rhône Alpes – à faire connaître cet appel qui s’adresse tout particulièrement aux porteurs de projets locaux. Vous êtes une association ? Vous sensibilisez les citoyens aux bonnes pratiques culinaires à travers des animations pratiques ? Vous intervenez dans les quartiers défavorisés pour que tous les citoyens aient accès à une alimentation saine ? Alors vous êtes les bienvenus pour répondre à cet appel en respectant scrupuleusement les critères proposés.

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Choisir des fruits et légumes de saison

marcheL’été est le moment le plus propice pour adopter l’habitude de cuisiner des produits de saison : les étals en contiennent un large choix. Si vous hésitez encore, souvenez-vous au moment de faire vos courses que les produits à contre saison viennent soit de loin, soit de modes de production très énergivores. Chaque jour 1500 camions semi remorques remplis de fruits et légumes importés des pays du Sud traversent la frontière espagnole, pour les acheminer vers l’Europe. Or les fruits et légumes sont composés à 90% d’eau. Il est regrettable de les importer massivement de pays qui en manquent. Certes, les produits à contre saison peuvent aussi être produits en France mais l’énergie nécessaire à la production sous serre chauffée est 20 à 30 fois plus élevée que lorsqu’ils sont produits à la bonne saison et en plein champ.

            A l’échelle de nos comportements quotidiens nous avons le pouvoir d’améliorer l’impact de ces produits en adoptant quelques bonnes pratiques  telles que de consommer les abricots de juin à août, les cerises de mai à juillet et les fraises de juin à septembre. La carotte, le chou et l’oignon peuvent être achetés toute l’année, mais la laitue ne se déguste que d’avril à novembre et le concombre de juin à octobre, tout comme la tomate qui déborde parfois sur novembre mais doit être évitée en plein hiver. En automne et en hiver, les produits de saison restent nombreux : pommes, poires, prunes, kiwi, fruits secs, carottes, choux, poireaux, betteraves rouges, céleris-rave, salades d’hiver, champignons… Une démarche plus écologique encore consiste à choisir des fruits et légumes produits en France (car les transports sont moindres) voire dans votre région. De même, la présence du label AB (Agriculture biologique) ou du label européen (feuille verte) garantit le respect de méthodes agricoles plus douces pour l’environnement.

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Que se passe-t-il lorsqu’une famille passe du conventionnel au bio ?

before-after

Affiche du distributeur suédois Coop

La communication responsable pourrait être à la publicité ce que le bio est à l’alimentation. Aussi certaines marques ont à coeur de proposer des spots publicitaires qui s’adressent à un public intelligent en évitant les messages qui infantilisent les citoyens. Ainsi une chaîne suédoise de distribution de produits bio (Coop) a-t-elle pris la peine, pour réaliser sa dernière campagne, de faire une étude portant sur une famille passant d’une alimentation conventionnelle à des ingrédients bio. Au départ ils ne consomment donc que des produits « classiques », cultivés à l’aide de pesticides et autres substances chimiques. Tous les membres de la famille subissent une analyse d’urine quotidienne pendant une semaine. Les échantillons révèlent la présence de huit pesticides dans leurs organismes. « Nous avons découvert des insecticides, des fongicides et des régulateurs de croissance » explique le médecin chargé de l’étude. Dans un second temps la famille adopte une nouvelle alimentation 100% bio et une deuxième analyse est faite au bout de trois semaines. Résultat : presque tous les pesticides ont disparus des organismes de la famille témoin. Il ne reste plus qu’à diffuser la photo des différents membres de la famille avec les taux de pesticides dans le sang représentés par un diagramme avec les mots « avant » et « après ». Les publicités intelligentes sont suffisamment rares pour être rapidement repérées par les internautes et faire l’objet d’une propagation virale à peu de frais que beaucoup de grandes marques n’osent plus espérer, y compris avec de gros budgets. Pour autant, mieux vaut rester vigilants : les codes de cette nouvelle communication sont de plus en plus convoités… y compris par des compagnies peu soucieuses d’écologie ou de solidarité. Gardons l’oeil ouvert !

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Olivier DeSchutter et La Bio dans les Etoiles

Nous proposons exceptionnellement deux vidéos : la première revient sur les meilleurs moments de notre festival La Bio dans les Etoiles pour ceux qui n’ont pas pu se joindre à cette grande fête ni encore en voir des images. La seconde vidéo a été réalisée par notre partenaire Bastamag pendant le festival : il s’agit d’une interview où Olivier DeSchutter rappelle notamment que « certaines décisions courageuses pourraient résoudre le problème de la faim dans le monde ».

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